US Open : « L’impression d’être Roger »… Barrère parle de sa bulle dans la bulle anti-coronavirus

TENNIS Les joueurs ayant été en contact avec Benoît Paire vivent dans une réalité parallèle à Flushing Meadows

W.P, avec AFP

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A droite, Grégoire Barrère
A droite, Grégoire Barrère — Francois Mori/AP/SIPA

Il y a ceux que ça emmerde. Et il y a ceux qui préfèrent en rire, pour mieux faire passer la pilule. Grégoire Barrère, qui s’est qualifié la nuit dernière pour le deuxième tour de l'US Open, est à classer dans la seconde catégorie. Le Français est soumis à un système sanitaire quasi-carcéral, tout comme  Kristina Mladenovic, Adrian Mannarino, Edouard Roger-Vasselin et Richard Gasquet, lesquels ont eu le malheur d’avoir été en contact avec Benoît Paire, testé positif au Covid-19.

« Je suis passé d’un "inconnu en Grand Chelem" à "j’ai l’impression d’être Roger (Federer)" », a confié mardi le Français en conférence de presse après sa qualification pour le 2e tour. Il n’a encore jamais atteint le 3e tour d’un Majeur. « J’ai ma voiture particulière, j’ai des gardes du corps pour aller m’entraîner, j’avais un garde du corps à côté de mon coach pendant mon match. Ils nous ont mis dans une pièce écartée : c’est pas comme une loge, mais presque. J’ai l’impression d’être dans la peau d’un top 5 » mondial du tennis, a ajouté le joueur qui pointe au 93e rang de l’ATP.

« Au début, c’était compliqué, mais de toute façon je n’ai pas le choix, il faut accepter. Je préfère en rigoler. Je ne vais pas pleurer, je suis juste content de pouvoir jouer », a-t-il conclu.