PSG - Bayern Munich : Du 8-2 à la finale, les Bavarois ont démontré leur supériorité

FOOTBALL Douze buts en trois matchs pour sceller une campagne européenne parfaite. Le Bayern Munich n'avait aucun rival cette année

William Pereira

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Le Bayern a remporté sa 6e Ligue des champions
Le Bayern a remporté sa 6e Ligue des champions — David Ramos/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Lisbonne,

La victoire est un bien précieux, surtout à un niveau aussi élevé qu’une finale de Ligue des champions. Elle confère une supériorité naturelle sur les adversaires vaincus et octroie des droits incontestables, comme le droit de chambrer. Encore faut-il savoir le faire avec autant de malice que Manuel Neuer​. Le gardien bavarois a posté une photo sur Instagram où on le voit soulever le trophée sur le podium de la Luz. La petite subtilité réside dans la (fausse) localisation de la publication : le stade Vélodrome. Comme si le PSG n’avait pas assez souffert comme ça.

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Habile community manager, le gardien de la Mannschaft avait déjà pris soin de dégoûter les attaquants parisiens à plusieurs reprises, y compris sur les occasions qui comptaient pour du beurre (coucou le un contre un avec Mbappé hors-jeu de cinq mètres). Pas la première fois qu’il fait le coup à une équipe française. Karim Benzema s’en rappelle sûrement. Thomas Müller sait que s’il a pu ajouter une deuxième C1 à son palmarès, c’est grâce au mur qui sert de gardien au Bayern. « Nous avons certainement eu un soupçon de chance, mais nous avions Manuel Neuer dans les buts. »

Sentiment de supériorité

Evidemment, on s’abstiendra de résumer à son gardien, aussi fort soit-il, une équipe qui a planté 12 cacahuètes en trois matchs à Lisbonne, dont 12 rien que pour le Barça. Le Bayern a remporté la Ligue des champions par la voie la plus simple, en remportant absolument tous ses matchs. Oui, il y en a eu moins que d’habitude et les derniers avaient l’avantage de se jouer sur terrain neutre. Bla, bla, bla. Depuis l’arrivée d’Hansi Flick sur le banc au mois de novembre cette équipe est une armée de cyborgs débarqués tout droit du futur. « Froids comme des glaçons », disait Valdo la veille de la finale. Il ne croit pas si bien dire. Les mecs sont forts et se sentent forts. Joshua Kimmich, après la victoire :

« C’est indescriptible, un sentiment comme ça, d’être sur le terrain avec un groupe comme celui-là. C’est comme avec des frères, même si quelqu’un fait une erreur, un autre arrive pour la réparer. Hansi Flick nous a donné beaucoup de confiance dès le début, nous avions un peu un sentiment d’invincibilité. Nous avons grandement mérité de gagner cette compétition. »

Il a raison le Joshua. Que voulez-vous qu’on lui dise ? « Bof, 43 pions en 11 matchs et rouler sans pitié sur les trois quarts de ses adversaires ça manque encore de panache, l’Atalanta était plus méritante. » D’ailleurs, en jetant un coup d’œil dans le rétro et en voyant les branlées que se sont prises le Barça, Chelsea et Tottenham, on tire notre chapeau à l’OL et plus encore en Paris Saint-Germain. « On a eu des phases fortes, où ils ont douté », dira Tuchel après la finale perdue. Mais rien que ça, c’est un exploit. Personne en Europe n’a réussi à faire douter – et encore le mot est fort – les Bavarois autant de temps cette année. Parce qu’ils sont trop forts. Et qu’ils ont Neuer.