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5.000 personnes Parc pour PSG-Bayern mais pas de fan zone ?

PSG-Bayern : 5.000 personnes attendues au Parc des Princes mais pas de fan zone ?

FOOTBALLLa mairie de Paris s'oppose à l'idée de rassembler les supporters
Bertrand Volpilhac

B.V. avec AFP

Ce n'est pas exactement la première fois depuis le début de la crise sanitaire, mais il semblerait qu'on ne s'entende pas exactement sur tout entre le gouvernement et la mairie de Paris. Mercredi, au lendemain de la qualification du PSG pour la finale de la Ligue des champions, la ministre des Sports Roxana Maracineanu annonçait vouloir « peut-être mettre en place des fan-zone, un encadrement spécifique » pour cet « événement exceptionnel ».

Idée moyennement reçue par la mairie de Paris, donc. « Nous ne sommes pas pour une fan zone, explique Anne Souyris, adjointe à la santé d'Anne Hidalgo, au micro d'Europe 1. Même si vous mettez 1000 personnes, en faisant attention que chacun ait un masque, que chacun soit à distance, de toute façon cela créera un appel autour, où les gens resteront autour pour essayer de rentrer dans la fan zone. »

La question de la fête dans la rue

A priori, on part donc plutôt sur un non, sauf si un terrain d'entente est trouvé. En attendant, les supporters parisiens peuvent toujours se rabattre sur le Parc des Princes, où 5.000 personnes seront autorisées à venir suivre le match sur un écran géant, dans la limite de la jauge autorisée. Un dispositif réservé à des proches du club, des abonnés et à des enfants malades ou défavorisés.

Reste la question des festivités en cas de titre du PSG, alors que la qualification pour la finale mardi soir a donné lieu à quelques débordements notamment autour des Champs-Elysées. Roxana Maracineanu a appelé à la « responsabilité » des fans. « Le sport doit rester une fête mais en responsabilité. On doit adapter sa manière de fêter, de célébrer », a poursuivi la ministre. Réponse une nouvelle fois d'Anne Souyris: « C’est totalement irresponsable de faire croire aux gens qu’ils peuvent se réunir dans la rue, faire la fête, sans qu’il y ait de séquelles graves d’un point de vue sanitaire. Oui, on a le droit de faire la fête, mais il faut apprendre à faire la fête autrement qu’en énorme groupe de milliers de personnes dans les rues, sans masque, sans gestes barrières. Sinon, c’est le cluster géant assuré ».