Coronavirus : L'UEFA va mettre la pression sur les clubs à la rentrée pour jouer les matchs de C1 à tout prix

FOOTBALL L'instance européenne entend s'assurer que la compétition ira au bout en imaginant de folles contraintes sur les clubs participants

J.L.

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Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, lors d'une conférence de presse à Nyon le 7 décembre 2017.
Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, lors d'une conférence de presse à Nyon le 7 décembre 2017. — Laurent Gillieron/AP/SIPA

Le Final 8 de la Ligue des champions 2020-2021 ne s’est pas encore déroulé que l’UEFA déploie déjà des trésors d’imagination pour s’assurer que l’édition suivante, qui démarrera fin septembre pour les barrages, pourra aller au bout sans risquer d’être interrompue par un énième rebond de l’épidémie de Covid-19.

Comme l’a repéré L’Equipe, l’instance a pondu une annexe aux règlements tout à fait perverse. Les clubs qui reçoivent seront en effet tenus de trouver un stade de remplacement dans un pays neutre si jamais les autorités sanitaires locales interdisent la tenue du match sur le territoire national. Cas pratique : si le PSG ne peut pas jouer en France, il doit se débrouiller pour trouver un autre lieu en Europe sinon il sera responsable de la non-tenue du match et perdra la rencontre sur tapis vert (3-0).

Autre idée saugrenue, descendre la jauge à 13 joueurs minimum (sur 25) appartenant à la liste A disponibles pour jouer la rencontre en cas de cluster dans l’équipe. En clair, 13 joueurs valides suffisent, et si ce n’est pas assez, les clubs sont priés d’aller piocher dans la liste des joueurs de la liste B, qui ne comporte que des joueurs de moins de 21 ans. Enfin, si l’arbitre aussi est testé positif, il pourra être remplacé au pied levé par un arbitre de la même nationalité que l’un des deux clubs. En d’autres termes, ça promet pour l’équité de la compétition.