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Vendée Globe: Peyron a-t-il dépassé les limites?

Vendée Globe: Peyron a-t-il dépassé les limites?

VENDEEPeyron est le 7e skipper à abandonner...
M. Go.

M. Go.

A chaque fois, ce sont les mêmes mots. «Je ne sais pas ce qui s’est passé: j’étais à l’intérieur et, clac, un grand bruit! J’ai compris que c’était le mât. Je suis sorti et j’ai vu qu’il était cassé en plusieurs morceaux.» Comme Yannick Betsaven, Marc Thiercelin ou Kito De Pavant avant lui, Loïck Peyron a raconté mercredi par satellite la chute de son mât.

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Le Baulois, troisième au moment de l’avarie, est le 7e skipper à abandonner le Vendée Globe. A l’intérieur de son bateau au moment de l'accident, il va bien. Il a commencé à construire un gréement de fortune, mais se situe à plus de 1.800 milles de l’Afrique du Sud et 3.000 milles de l’Australie. Une solution de remorquage est envisagée.


Problème structurel ou usure?


Au moment de l'avarie, les conditions météorologiques étaient normales pour les mers australes. Le mât de Peyron était-il trop fragile? En 2007, après l’hécatombe de mâts sur les différentes transatlantiques (Riou, Le Cléac’h, etc), l’ensemble des skippers a renforcé à grandes doses de carbones les espars en prévision du Vendée Globe. Peut-être pas assez. Quatre l’ont déjà perdu (trois dans la tempête des premiers jours). Se pose également la question du rythme effréné de la course. «Au niveau matériel, il y a des skippers qui jouent avec les limites de leur bateau. Je ne suivrai pas ceux qui font 19 nœuds de moyenne. C’est faisable mais pas raisonnable…», analysait lundi Sébastien Josse, qui n’est pas réputé pour être un tendre. Mardi, Jojo a répété ses doutes avant de se battre comme un chiffonnier avec Jean-Pierre Dick pour récupérer la 1re place.


Déjà dans la descente de l’Atlantique menée tambour battant par Loïck Peyron, certains comme Jérémie Beyou s’étaient étonné des excès de vitesse imposés par les leaders qui ne cessent de s’épier à travers les 4 classements quotidiens. A ce jeu de l’espionnage par satellite, difficile de trouver le bon compromis. «On s’en parle sans s’en parler», nous avait expliqué Jean Le Cam à propos des limites que s’imposent les skippers. Avant de conclure avec cette rengaine éternelle de la course au large. «D’abord, pour gagner, il faut arriver.» Une rengaine plus que jamais d’actualité. Surtout avec un Michel Desjoyeaux tapi à 35 milles.