Coronavirus: Le rugbyman Maxime Mbanda, ambulancier volontaire pendant la crise, fait chevalier de l'ordre du Mérite

RUGBY Le troisième ligne international s'était engagé à Parme, en Emilie-Romagne, l'une des zones les plus touchées par l'épidémie

N.C. avec AFP

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Maxime Mbanda à l'entraînement avec le XV d'Italie en septembre 2019.
Maxime Mbanda à l'entraînement avec le XV d'Italie en septembre 2019. — Gabriel BOUYS / AFP

L’international italien de rugby Maxime Mbanda va recevoir l’ordre du Mérite de la République italienne pour s’être porté volontaire comme ambulancier à Parme lors de la pandémie de coronavirus, a annoncé mercredi le président Sergio Mattarella. Mbanda, 27 ans, fait partie d’une liste d’une cinquantaine de médecins et personnels médicaux, chercheurs et autres volontaires ainsi récompensés de la plus haute distinction honorifique italienne.

« La reconnaissance du travail de tous ces gens qui se sont battus »

Il s’est engagé en tant qu’ambulancier aux côtés des volontaires de la Croix Jaune de Parme, en Emilie-Romagne, l’une des zones les plus touchées par l’épidémie de coronavirus qui a fait plus de 33.500 morts en Italie. « Je ne m’y attendais pas, cette reconnaissance de mon engagement m’emplit de fierté (…) C’est la reconnaissance du travail de tous ces gens qui se sont battus pendant cette période et qui le font en silence depuis des années », a-t-il réagi.

Mbanda avait expliqué en mars à l’AFP le sens de son engagement. « Quand tout a été annulé avec le rugby, je me suis demandé comment je pouvais aider, même sans compétence médicale (…) J’ai trouvé la Croix Jaune, qui avait un service de transport de médicaments et d’aliments pour les personnes âgées », avait-il détaillé.

Le 3e ligne, né d’un père congolais, lui-même médecin à Milan, et d’une mère italienne, a depuis repris l’entraînement avec son équipe des Zébres, l’un des clubs les plus importants d’Italie, basé à Parme. « Ce furent les 70 jours les plus remplis de toute ma vie », a-t-il expliqué récemment sur son compte Instagram.

« J’ai transporté plus de 100 patients, j’ai eu des services éprouvants où je ne pouvais pas manger mon déjeuner avant le soir, parce que je ne pouvais pas enlever ma combinaison de peur d’être infecté », a-t-il poursuivi.

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Sono stati i 70 giorni più impegnativi della mia vita. Ho trasportato più di 100 pazienti, fatto turni massacranti dove pranzavo alla sera, perché non potevo togliermi quella tuta per non rischiare di contagiarmi finché non venivo sanificato. Mi sono fatto una promessa prima di entrare per la prima volta su un’ambulanza ed ho cercato di rispettarla. Durante il periodo più intenso ho pianto la sera, sfogandomi per quello che vedevo durante il giorno ed a cui non ero abituato, non riuscivo a prendere sonno la notte nonostante fossi distrutto e mi sono ritrovato anche a svegliarmi alle 3 del mattino tutto bagnato per poi scoprire che mi ero fatto la pipì addosso. Quella tuta è stata così tanto la mia seconda pelle in questi due mesi che una volta dopo ore di servizio (e per fortuna avevo finito l’ultimo trasporto della giornata) non sono riuscito a trattenermi e me la sono fatta sotto, di nuovo. Pensavo di avere problemi, stavo vivendo una seconda infanzia in pratica, ma semplicemente non stavo rispettando il mio corpo. Volevo essere in servizio il più possibile e mi sentivo addirittura in colpa quando non ero in Croce Gialla ad aiutare gli altri volontari. Detto questo, rifarei tutto dall’inizio. Anzi, ho ammesso più volte in questo periodo di essermi pentito di non aver iniziato prima e consiglierò d’ora in poi a chiunque di provare a svolgere dei servizi di volontariato e di cercare di percepire le emozioni che lascia, che sono imparagonabili con qualsiasi altra esperienza. È giusto pensare ai soldi ed alla sopravvivenza nella vita, ma a volte fare qualcosa senza pensare ad una retribuzione ma facendola partire dal cuore ha un sapore che per me è paragonabile a quello di un tiramisù, il mio dolce preferito. E spero che, chiunque mai si possa trovare a bussare alla porta di un’associazione, trovi dall’altro lato delle persone splendide che lo accolgano come una persona di famiglia come è stato per me qui in @seirs.crocegialla.parma ❤️

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«Pendant la période la plus difficile, je pleurais chaque soir pour me libérer des choses tellement inhabituelles que j’avais vues durant la journée », a raconté Mbanda. Mais l’international aux vingt sélections n’a aucun regret : « En fait, je l’ai reconnu moi-même à plusieurs reprises, j’aurais dû faire ça bien avant, je conseillerai à tout le monde d’essayer le bénévolat », a-t-il conclu.