Le Stade Français, adversaire et modèle pour les Harlequins
RUGBY•Samedi au Stade de France (à 16h), Paris reçoit les Londoniens des Harlequins lors de la troisième journée la Coupe d’Europe...Alexandre Pedro
Adversaires sur le terrain samedi au Stade de France en Coupe d’Europe, le Stade Français et les Harlequins ne le sont pas sur toute la ligne. Un club venu de deuxième division, des maillots bariolés, un président ambitieux qui veut démocratiser le rugby et deux équipes invaincues après deux rencontres dans cette Coupe d’Europe, les Londoniens ne sont pas sans rappeler le Stade Français cher à Max Guazzini. Les titres en moins pour l’instant.
«Max Guazzini a changé la face du rugby français», s’émerveille le président des Harlequins, Mark Evans. «Il a contribué à ce que le rugby ne soit plus confiné dans son carcan régional», explique-t-il dans un entretien donné au «Times».
S’inspirant des matchs de gala des Parisiens au Stade de France (où 75.000 billets sont déjà vendus pour samedi), Evans s’est même offert Twickenham pour recevoir Leicester le 27 décembre prochain en championnat. «Le rugby de club ne touche pas beaucoup les Londoniens. Ce match en période de fêtes doit nous aider à attirer un nouveau public», espère-t-il.
L’équipe qui monte
Sur le terrain, les Harlequins débordent aussi d’ambitions. Après avoir gravité dans l’ombre de voisins aussi prestigieux que les Wasps ou les Saracens, les Londoniens montent en puissance depuis deux saisons. Cinquième de leur championnat à trois points du premier, les «Quins» s’étaient inclinés à deux reprises contre le Stade Français la saison dernière. C’était déjà en phase de poule.
Mais méfiance. Depuis cette double confrontation un certain Nick Evans – doublure de Dan Carter chez les All-Blacks – oeuvre comme demi d’ouverture entouré d’internationaux anglais chevronnés tels Andy Gomarsall et Nick Easter. C’est ce qui s’appelle avoir les moyens de ses ambitions.


















