Coronavirus : Accord à Arsenal sur une baisse du salaire des joueurs et du staff

FOOTBALL Joueurs et membres du staff ont accepté de faire un effort pour aider le club 

W.P, avec AFP

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Les Gunners acceptent une baisse de salaire
Les Gunners acceptent une baisse de salaire — Elli Birch/IPS/REX/SIPA

Fumée blanche du côté de l’Emirates. Un accord a été trouvé entre les dirigeants d'Arsenal ainsi que les joueurs et membres du staff sur une baisse du salaire annuel de 12,5 % pour aider le club pendant la crise liée à la pandémie de Covid-19, ont annoncé les Gunners lundi dans un communiqué.

Cette baisse sera effective à partir d’avril, souligne le club, même si « les documents contractuels doivent être finalisés dans les jours qui viennent ». Le club londonien précise toutefois que les joueurs auront la possibilité de regagner l’argent auquel ils ont renoncé en « remplissant certains objectifs lors des saisons à venir ».

Prime en cas de qualification en C1

La presse anglaise avait révélé ces derniers jours que les joueurs n’avaient accepté ce rabais qu’en échange de la garantie de récupérer l’argent et un bonus supplémentaire de 100.000 livres (114.000 euros) par joueur s’ils se qualifient pour la Ligue des champions.

S’ils se qualifient pour la Ligue Europa​, la baisse de salaire sera réduite à 7,5 %, avaient encore indiqué les médias. « Nous serons capables d’effectuer ces versements car ces objectifs, sur lesquels les joueurs ont une influence directe, nous mettraient dans une situation financière plus solide », expliquent les Gunners dans leur communiqué, sans confirmer les modalités exactes.

Premier club du Big 6 à s’engager sur cette voie

Arsenal est le troisième club de Premier League à annoncer ce type de mesure après Southampton et West Ham, mais c’est le premier club du Big 6 à faire ce sacrifice financier. Avant eux, seuls Southampton (14e) et West Ham (16e) avait annoncé des accords sur des baisses de salaires qui sont réclamées depuis plusieurs semaines par l’opinion publique et le monde politique.

Des entraîneurs comme Graham Potter (Brighton), Eddie Howe (Bournemouth), rejoints lundi par Chris Wilder (Sheffield United) avaient, eux annoncé qu’ils renonçaient à une partie significative de leurs émoluments, accompagnés par les principaux dirigeants des clubs.

Mais la décision de cinq clubs de l’élite anglaise, dont certains très aisés, de profiter du programme gouvernemental de chômage partiel pour leurs salariés non-joueurs, tout en continuant à payer leurs joueurs normalement, avait provoqué un tollé. Liverpool, Tottenham et Bournemouth ont depuis changé d’avis, alors que Norwich et Newcastle maintiennent pour le moment leur projet.