Coronavirus : Il n’y aura pas de champion de France en volley, ni en basket féminin

EPIDEMIE Suspendus pour cause de coronavirus, les championnats professionnels de volley et de basket féminin sont définitivement arrêtés pour cette saison

Jérôme Diesnis

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Saison terminée pour Marine Johannès et les basketteuses de la Ligue féminine de basket.
Saison terminée pour Marine Johannès et les basketteuses de la Ligue féminine de basket. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA
  • Le conseil d’administration de la Ligue nationale de volley et le bureau fédéral de la Fédération française de basket ont acté l’arrêt définitif des championnats de Ligue A masculine et féminine de volley et de Ligue féminine de basket.
  • Les titres de champions de France ne seront pas décernés dans ces différents championnats. Une première depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • De leur côté, le rugby et le football professionnels – où un arrêt aurait des conséquences financières beaucoup plus importantes pour les clubs – n’ont pas encore pris de décision sur la poursuite des saisons.

Leurs décisions constituent des premières pour le sport professionnel dans les cinq principaux sports collectifs (en termes de licenciés). La Ligue nationale de volley-ball a décidé de mettre un terme à la saison « à l’unanimité des 29 voix » du conseil d’administration précise l’organisme dans un communiqué de presse.

« Compte tenu d’un déconfinement qui s’annonce incertain et qui sera dans tous les cas long et sûrement pas homogène sur l’ensemble du territoire, du temps de réathlétisation, des incertitudes concernant les réouvertures de salles, nous avons décidé de mettre fin à nos championnats, souligne son président Alain Griguer. Il faut penser à nos athlètes et nous sommes incapables de dire dans quel état physique et moral ils auraient pu éventuellement reprendre la compétition. »

Pas de champion de France au volley, une première depuis 1944

Arrêtés le 13 mars en raison de l’épidémie de coronavirus, les trois championnats professionnels gérés par la LNV (Ligue A masculine et féminine, Ligue B masculine) avaient quasiment achevé leur phase préliminaire. Les huit meilleures équipes s’apprêtaient à disputer les play-offs.

Pour la première fois depuis 1944, le titre de champion de France ne sera pas attribué. En revanche, le comité directeur a repoussé l’idée d’une saison blanche : il y aura une montée et une descente dans chaque division, selon le classement arrêté au 13 mars : Nice (qui comptait douze points de retard sur Narbonne) est reléguée en Ligue B et Saint-Jean d’Illac en élite masculine. Mougins est également reléguée en élite féminine.

Les qualifiés européens désignés

Chez les hommes, Tours disputera la Ligue des champions. Montpellier, Rennes et Chaumont participeront aux autres coupes d’Europe. Le dernier billet sera attribué au vainqueur de la Coupe de France (dont le Final 4 est toujours maintenu à ce jour les 16 et 17 mai à Toulouse) ou à Nantes-Rezé,

Du côté des féminines, Mulhouse et Nantes sont qualifiées pour la Ligue des champions, Le Cannet et Béziers sont engagés dans les autres coupes d’Europe. Le dernier billet sera là aussi attribué au vainqueur de la Coupe de France (les 16 et 17 mai à Cannes) ou à Cannes.

Pas de descente du côté du basket féminin

Le bureau fédéral de la Fédération française de basket-ball a pris la même décision pour le championnat professionnel de Ligue féminine. Un championnat qui dépend de la Fédération contrairement à son homologue masculin, organisé par la Ligue nationale de basket (LNB). Là encore, le titre de champion de France ne sera pas attribué. C’est une première depuis 1942. L’Asvel (Villeurbanne), Bourges et le BLMA (Montpellier) disputeront l’Euroligue.

Contrairement au volley, il n’y aura en revanche pas de relégation. Les championnats étaient moins avancés qu’au volley et l’incertitude encore forte sur les équipes susceptibles de disputer les play-down.

En contrepartie de coup d’arrêt pour le basket féminin, la FFBB a décidé, s’il était décidé par la FIBA Europe, « de se porter candidate à l’organisation d’un Final 8 de l’Euroligue féminine en début de saison. Ceci afin de poursuivre la promotion du basket féminin ». Bourges, l’Asvel et le BLMA devaient disputer les quarts de finale de l’épreuve avant sa suspension.