TFC : Défaites en série, scénarios de folie... Franchement, est-il raisonnable de croire encore au maintien en Ligue 1 ?

FOOTBALL La dégringolade continue pour l'équipe toulousaine, écrasée par Brest à domicile samedi (5-2). Le dernier du championnat a concédé sa dixième défaite d’affilée en Ligue 1

Nicolas Stival, au Stadium de Toulouse

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Aaron Leya Iseka et les Toulousains ont enchaîné une dixième défaite consécutive en Ligue 1 le 11 janvier 2019 contre Brest (2-5), au Stadium de Toulouse.
Aaron Leya Iseka et les Toulousains ont enchaîné une dixième défaite consécutive en Ligue 1 le 11 janvier 2019 contre Brest (2-5), au Stadium de Toulouse. — Pascal Pavani / AFP
  • Le TFC a concédé samedi soir contre Brest au Stadium sa dixième défaite d’affilée en Ligue 1 (2-5).
  • Certains Toulousains mettent en avant le nombre de matchs restant à jouer pour justifier l’espoir d’un très hypothétique maintien.

Emile Coué étant décédé en 1926, le morceau risque d’être difficile à enregistrer. Mais un featuring entre le prince de l’autosuggestion et Lara Fabian sur J’y crois encore aurait pu bien résumer l’état d’esprit des Toulousains samedi soir dans les couloirs du Stadium. Pour sa première sortie sous l’ère Denis Zanko, le TFC, lanterne écarlate de Ligue 1, a coulé contre Brest (2-5) au Stadium après avoir mené 2-1 jusqu’à la 72e minute. Sa dixième défaite de rang en championnat…

« Comme le coach l’a dit, il reste 18 matchs à jouer. 18 ! Je ne sais pas combien ça représente de points, mais ça fait beaucoup [54 au maximum]. Nous avons cinq points de retard [sur Amiens, barragiste avec un match de moins que Toulouse] donc bien sûr que nous gardons espoir. »

Ces propos, en anglais, ont été prononcés par le défenseur central Ruben Gabrielsen. A peine débarqué de Molde, champion de Norvège, le Scandinave de 27 ans a enchaîné élimination en Coupe de France chez une équipe de quatrième division (Saint-Pryvé-Saint-Hilaire) et, donc, fessée à la maison contre le Stade Brestois, 18e plus mauvaise équipe de L1 loin de ses bases avant ce week-end.

« A partir du moment où on a égalisé, on a senti qu’on leur avait mis un coup de massue, témoigne Gaëtan Charbonnier, l’avant-centre breton auteur du 2-2 (72e minute, superbe reprise mi-pied droit, mi-tibia) puis du 2-3 (77e). Derrière, on a continué à appuyer nos attaques et ça nous a réussi. » Hianga’a Mbock (79e), d’un « rainbow shot » de 30 mètres, puis Irvin Cardona (85e) ont enfoncé le clou, et le TFC avec. L’équipe affiche désormais 44 buts encaissés en 20 journées. Une catastrophe.

Diakité a tout vécu en 90 minutes

« Ce doit être un problème mental, je ne sais pas ce qu’il se passe », avoue Bafodé Diakité. Le jeune arrière central toulousain de 19 ans est « passé par toutes les émotions » samedi soir après avoir remis son équipe, menée 0-1 (but de Yoann Court, 8e), dans le bon sens, grâce à un doublé de la tête sur corner (16e et 20e). Enfin volontaire, voire enthousiasmant par moments en première mi-temps, le TFC semblait alors parti pour renouer avec la victoire en L1, à la saveur inconnue depuis le 19 octobre contre Lille (2-1) et la première d’Antoine Kombouaré, le prédécesseur de Zanko.

« Mon rôle sera de redynamiser ce groupe et de m’appuyer sur la première période, sans oublier de mettre le doigt sur toutes nos erreurs aperçues dans le second acte, ne pouvait qu’affirmer le troisième entraîneur toulousain de la saison, après Alain Casanova et le Néo-Calédonien. Le club traverse une période très difficile, mais nous devons rester solidaires. »

Après 15 jours de pause, le dernier du championnat ira se frotter à Lyon, le 26 février, une semaine avant de se rendre à Amiens, 18e. Avec peut-être, une ou plusieurs nouvelles recrues, assez courageuses (ou inconscientes, diront les mauvaises langues) pour « relever le défi », selon les mots de Gabrielsen. En pleine dégringolade, les Violets peuvent-ils encore croire au maintien, eux qui luttent pour ne pas descendre depuis le milieu des années 2010 ? « Oui, c’est obligé », lance Diakité. Emile Coué n’aurait pas dit mieux.