Euro de handball : « On stagne, on ne fait plus peur »... Valentin Porte très critique après le Portugal

HANDBALL Toujours aussi cash, l'ailier des Bleus n'a pas épargné les entraîneurs Didier Dinart et Guillaume Gille dans son débrief ce samedi

N.C. avec AFP

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Valentin Porte lors de France-Serbie en Golden League, le 3 janvier 2020.
Valentin Porte lors de France-Serbie en Golden League, le 3 janvier 2020. — POL EMILE/SIPA

Les Bleus, battus par le Portugal d'entrée lors du championnat d’Europe de handball, sont au pied du mur, et il vaudrait mieux que ça se passe bien dimanche face à la Norvège. Parce que sinon, ça risque de souffler très fort au sein du groupe, si l’on en croit les propos de Valentin Porte tenus ce samedi lors du point presse et rapportés par l’AFP. L’ailier (ou arrière) de l’équipe de France, toujours aussi cash, a reconnu que la France ne faisait plus peur à grand monde, et il n’a pas épargné les entraîneurs Didier Dinart et Guillaume Gille.

Où en est le moral après la défaite de vendredi et êtes-vous inquiet ?

Commencer une compétition en perdant contre le Portugal et avoir à jouer une finale dès le surlendemain, il y a mieux pour la confiance et le moral ! Mais la compétition n’est pas finie et on sait tous ce qui nous reste à faire pour continuer. Si je suis inquiet ? Oui. Je n’ai jamais été dans cette situation. Il va falloir battre de quatre buts la Norvège en Norvège qui est sur son petit nuage avec un Sander Sagosen (l’arrière du PSG) qui marche sur l’eau. On a l’habitude de ces grands défis, mais pas aussi tôt dans la compétition.

N’est-ce pas avant tout le jeu collectif qui pose problème ?

Si. Je continue à dire que si on prend la feuille de match et les joueurs en présence, on n’est pas loin d’avoir une des meilleures voire la meilleure équipe du monde, mais force est de constater que collectivement ce n’est pas bon. Je vois beaucoup de joueurs brillants et talentueux dans leurs clubs et qui n’arrivent pas à jouer ensemble. Donc il y a clairement un problème de fond. Notre jeu collectif est loin d’être le meilleur et se situe même dans la deuxième partie de tableau de ce championnat. C’est le chantier du moment : faire le lien sur le terrain. On a 24 heures pour trouver un semblant de solution qui puisse nous permettre d’espérer.

Les choix des entraîneurs (Didier Dinart et Guillaume Gille) sont-ils en cause ?

Ils font partie de l’équipe, ils ont leurs points forts et leurs points faibles. Ils ont des choses à nous reprocher sur le match de vendredi. On n’a pas tous été à la hauteur et on a fait beaucoup d’erreurs. Mais on a aussi deux ou trois mots à leur dire. On construit une équipe avec eux depuis trois ans et il faut qu’on avance ensemble. C’est dur de se dire qu’on a du retard. On stagne. On est de plus en plus loin d’être champions d’Europe et on n’est toujours pas qualifiés pour les Jeux. On ne peut pas se permettre de prendre du retard sur toutes les nations. On ne fait clairement plus peur et tout le monde joue l'équipe de France en se disant « on peut les battre ».