PSG-Real Madrid : « C’est une machine, hein ? », comment Gueye a marché sur le milieu de terrain madrilène

FOOTBALL Le Sénégalais a réalisé un match proche de la perfection à la récupération aux côtés de Verratti et Marquinhos

Julien Laloye

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Gueye n'a pas laissé respirer Kroos une minute au Parc des Princes.
Gueye n'a pas laissé respirer Kroos une minute au Parc des Princes. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
  • Idrissa Gueye a donné le ton lors de la démonstration parisienne contre le Real Madrid.
  • Acheté cet été à Everton, il se révèle être le chaînon manquant du milieu de terrain parisien.
  • Ses coéquipiers l'ont félicité pour sa performance majuscule au Parc.

Au Parc des Princes,

Un câlin long comme une déclaration d’amour, probablement dans un français mâtiné de ce délicieux allemand germanique tuchelien. Quelque chose du genre : « Idrizza, gel match tu as fé zérieuzement, tope tope tope ». L’entraîneur parisien a longuement embrassé son milieu de terrain à l’issue de la démonstration contre le Real, dans une scène captée par les caméras de RMC. Il aurait  pu choisir Di Maria, bien sûr, et nous aussi pour ce papier, mais la merveilleuse technique de l’Argentin n’a pas réussi tout à fait à masquer l’activité HALLUCINANTE (en majuscule pour marquer le coup) de « Gana » Gueye.

Il aurait déjà dû arriver en janvier dernier

L’ancien lillois a littéralement bouffé les milieux madrilène un par un. James en entrée avec la salade de carottes, Kroos en plat principal avec un petit risotto aux légumes, et Casemiro en dessert avec une ile flottante. Une copie de N’Golo Kanté en trois fois moins cher à l’achat, même si on ne peut s’empêcher de maudire Antero Henrique, qui lui a préféré la momie Paredes l’hiver dernier alors que le joueur était brûlant pour venir (déjà) et qu’Everton demandait une somme tout à fait raisonnable pour le lâcher en janvier. Parce qu’il faut voir tout ce que Gueye change dans cette équipe, qui courait après un récupérateur/harceleur de cette envergure depuis le départ de Blaisou.

On n’a pas eu besoin de forcer grand-monde pour nous dire du bien de l’asticot.

Thiago Silva a mis une première couche en bord terrain :

« C’est incroyable…. Je n’ai pas de mots parce que je sais pas combien de ballons il a récupéré aujourd’hui, et c’est pas des ballons faciles, tous les ballons qu’il a récupérés, il a réussi à voir avant pour lire la situation, c’était magnifique. Je dois féliciter tout le monde, mais Gana a fait un très bon match ».

Tuchel a remis ça en conf

« On a beaucoup combattu pour acheter ce joueur. C’est une machine, hein ! (sourire) Il n’arrête jamais de courir, gagne beaucoup de ballons et contre une équipe comme le Real c’est super important. C’était un bon mix entre les trois, avec Marquinhos et Marco (Verratti), avec beaucoup d’intensité et de possession ».

Presnel a fermé le couvercle

« C’est un monstre ! Il nous fait beaucoup de bien. Je sais pas combien de kilomètres parcourus ce soir ? Au moins 12 non. En plus d’être un « charbonneur » il est techniquement bon aussi. On peut être très fier de l’avoir de notre équipe ».

S’il est certainement sensible à la flatterie, comme tout le monde, l’intéressé l’a bien caché quand on lui a demandé de parler de sa performance XXXXXXXL. « L’embrassade de Tuchel ? C’est bien (rires). Mais c’est l’équipe qui a fait la différence, pas les individualités. C’était important de bien commencer à domicile contre une grande équipe. On a su le faire avec la manière. L’équipe a fait un gros match. On a su rester en équipe du début à la fin, même dans les moments compliqués. Individuellement, c’est plus facile, quand tout le monde travaille ensemble ».

Derrière le discours convenu et compréhensible – le gars n’allait pas nous lâcher « ben ouais les gars je suis un monstre, Kanté ? Connais pas » –, une réalité. Le Sénégalais est celui qui apporte la dose d’intensité qui a pu manquer au PSG dans les très grands matchs ces dernières saisons, en particulier à l’extérieur. Pour tout dire, cette masterclass contre le Real nous donne plus envie que jamais de le voir à l’œuvre au Parc OL, où Paris s’est souvent fait bouger physiquement​. Dimanche, ça risque d’être une toute autre histoire.