France-Albanie: Portés par leurs p'tits jeunes, les Bleus s'imposent facilement face à de tendres Albanais

FOOTBALL L’équipe de France s’est imposée avec autorité face à l’Albanie (4-1), samedi soir, grâce à Coman, Giroud, et au petit nouveau Ikoné

Nicolas Camus

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Doublé pour Kingsley Coman
Doublé pour Kingsley Coman — AFP

Sans aller jusqu’à dire qu’on avait de l’appréhension pour l’équipe de France avant ce match face à l’Albanie, il y avait deux-trois petites choses qui le rendaient incertain. L’adversaire, déjà, plus coriace que sa réputation ne veut bien le dire. En tout cas pour les Bleus, qui restaient sur une défaite, un nul et une pénible victoire lors de la phase de poule de l’Euro 2016​ (aaaaah, Payet). Et puis les absences de Mbappé, Pogba et Kanté, trois cadres sans qui la France n’est plus tout à fait elle-même.

Couac d’avant match et départ canon

Des mini-doutes balayés vitesse grand-V, tant les Bleus ont maîtrisé la rencontre du début à la fin. Si le coup d’envoi a été légèrement retardé à cause d’un énorme couac pendant le protocole, l’hymne d’Andorre ayant été joué à la place de celui de l’Albanie, l’équipe de France n’a, elle, pas raté son entame. Dans un système plus équilibré sur le papier, avec deux vrais ailiers, Lemar et Coman, quand d’habitude Mbappé et Matuidi imposent, par leur profil radicalement différent, un jeu asymétrique, elle a fait mal d’entrée, notamment grâce à ces deux joueurs.

Le dragster du Bayern, après s’être échauffé avec un premier débordement, s’est offert le deuxième but en Bleu de sa carrière – plus de trois ans après le premier –, d’un bon vieux pointard du gauche suite à une super ouverture de Varane (8e). Il n’a cessé, ensuite, de faire mal aux défenseurs albanais par ses prises de balle et ses coups de reins, et le pauvre Hysaj a passé une soirée bien compliquée. Lemar aussi s’est montré très à l’aise. Sorte de deuxième meneur de jeu, avec Griezmann, il a été précieux dans le petit jeu et les décalages, s’entendant à merveille avec Lucas Hernandez.

Hernandez, un retour qui fait du bien

Ce dernier, fidèle à lui-même, a été l’autre grand animateur du match. On n’avait pas fait gaffe, mais il nous avait sacrément manqué, depuis octobre dernier. Même s’il joue davantage dans l’axe depuis sa reprise avec le Bayern, il n’a rien perdu de son grinta au poste de latéral. Son caviar pour Giroud, auteur du second but au cœur de la première période (27e), est un modèle du genre. Il a ensuite provoqué un penalty, raté par un Griezmann pas en réussite (36), et c’est encore lui, en seconde période, qui a amené le troisième but. Présent au tout départ de l’action, il a foncé dans le tas pour faire diversion au premier poteau pendant que Coman concluait tranquillement derrière (68e).

Deschamps dispose d’un réservoir inépuisable

La dernière satisfaction de la soirée pour Deschamps aura été l’apport du banc. C’est vrai que c’est plus facile quand on entre à 3-0 à la maison, mais pour sa première sélection, Ikoné n’a pas fait le timide. Le Lillois, après un bel échange avec Fekir – lui aussi entré en jeu –, a marqué même pas dix minutes après son apparition (85e). Cette équipe s’élargie, et les places vont devenir très chères dans les prochains mois. La réduction du score albanaise sur penalty (90e) restera anecdotique. Après cette belle victoire, les Bleus gardent la tête de leur groupe, en compagnie de l’Islande et de la Turquie, qui s’en est sortie à la dernière minute contre Andorre, tout près de l’exploit avant de venir au stade de France, mardi.