Nantes: «J'ai décidé d'arrêter la présidence...», lance Jean-Luc Cadio, très amer

BASKET Thierry Brochard est le nouveau président du club nantais, qui s'apprête à jouer sa 25e saison d'affilée en Pro B

David Phelippeau

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Thierry Brochard, nouveau président (à gauche), à côté de son prédécesseur Jean-Luc Cadio.
Thierry Brochard, nouveau président (à gauche), à côté de son prédécesseur Jean-Luc Cadio. — D.P. / 20 minutes
  • Jean-Luc Cadio, président du Nantes basket Hermine, n’est plus le président du club.
  • Il a décidé de démissionner après avoir été contesté en interne.
  • Ce lundi, lors d’une conférence de presse, son successeur Thierry Brochard a été présenté aux médias.

On a connu des conférences de presse plus souriantes, plus détendues. Ce lundi matin, le président du Nantes basket HermineJean-Luc Cadio, a officiellement passé la main. Après quatre ans à la tête du NBH, « je laisse officiellement la présidence aujourd’hui », a lancé le numéro un de la CPME 44 (confédération des petites et moyennes entreprises). « J’ai décidé d’arrêter après une saison très difficile marquée par le décès de Jermaine Marshall et le transfert (de la salle) de Mangin à la Trocardière. J’avais un début de lassitude depuis novembre, avec pas mal de stress. J’ai remis ma démission au comité directeur du club le 16 avril. » L’absence de play-offs (10e de Pro B) en mai pour un club, qui va aborder en septembre prochain sa 25e saison en Pro B (deuxième division), a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ».

En réalité, Jean-Luc Cadio était contesté en interne. Certains lui auraient reproché en interne sa gestion globale du club et l’auraient donc poussé au départ… A l’origine du « putsch », le nouveau président Thierry Brochard, 54 ans, directeur de la société d’imprimerie vendéenne Offset 5 Édition. « Beaucoup de gens ont quitté le bureau, c’est ce que souhaitait Thierry [Brochard], a révélé Jean-Luc Cadio, qui peut se targuer d’avoir connu une finale de play-offs en 2017. Thierry bénéficie aujourd’hui d’une feuille blanche pour bâtir son projet sportif, avec les belles fondations qui ont été mises en place. A lui d’en profiter et que le club essaie de monter en Pro A ! »

Cadio part, le sponsor Synergie aussi

Ce qui ne sera pas simple la saison prochaine avec un budget un peu revu à la baisse (2,2 millions d’euros) compte tenu notamment du départ de Synergie (le plus gros sponsor) et le fait qu’il n’y aura qu’une seule montée dans l’élite… Conscient de tout cela, Thierry Brochard – qui a assumé vouloir « une gouvernance resserrée » – n’a pas vraiment fanfaronné. « On veut retrouver les play-offs et s’y installer, a-t-il expliqué, le visage fermé. On veut jouer le haut du classement continuellement. » Ce membre du comité directeur depuis neuf ans ne s’est cependant pas risqué à fixer une échéance pour une éventuelle accession à l’élite, que le club se complaît à annoncer depuis plus de deux décennies à intervalles réguliers…