Coupe du monde féminine: «On est loin de notre objectif, c’est un échec», reconnaît Corinne Diacre

FOOTBALL La sélectionneuse des Bleues ne se cache pas après la défaite en quarts de finale contre les Etats-Unis

Nicolas Camus

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Corinne Diacre après l'élimination de la France en quarts de finale de la Coupe du monde.
Corinne Diacre après l'élimination de la France en quarts de finale de la Coupe du monde. — Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

De notre envoyé spécial au Parc des Princes,

Le visage marqué, la voix légèrement las mais pas abattue, Corinne Diacre s’est présentée en conférence une bonne demi-heure après cette défaite face aux Etats-Unis marquant la fin de l’aventure des Bleues dans cette Coupe du monde. L’objectif affiché était la finale, elles ont échoué en quarts. « C’est un échec sportif, a reconnu la sélectionneuse. Il ne faut pas se cacher, on est loin de notre objectif. »

Pour elle, le tournant du match a eu lieu avec ce but encaissé dès la 5e minute, sur une erreur d’inattention suite à une touche. « C’est le seul regret ce soir [vendredi], dit-elle. On savait qu’elles étaient fortes sur ce genre de situation, qu’elles jouaient vite, on avait anticipé ça mais ça n’a pas suffi. »

Diacre n’a pas voulu s’étendre sur le penalty qui aurait pu être sifflé en fin de match après une main américaine sur un centre de Majri. L’arbitre n’a pas jugé nécessaire d’aller vérifier l’action avec la vidéo. « On pourrait débattre de ça toute la nuit, mais à quoi ça servirait ? La VAR a été en notre faveur parfois, ce soir non. Je ne pense pas qu’on doive s’arrêter là-dessus. » D’autant qu’en parlant de VAR, on pourrait ajouter que le troisième but américain, refusé pour hors-jeu, était peut-être valable.

« Elles ont gagné autre chose : le cœur des gens »

Quel message la sélectionneuse a-t-elle fait passer à ses joueuses, dans le vestiaire, quelques minutes après avoir vu leur rêve à toutes s’envoler ? « Qu’elles n’avaient pas à avoir de regret, hormis sur le premier but. Et que, même si ça n’allait pas les consoler, qu’elles avaient gagné autre chose : le cœur des gens », estime Diacre, qui conclut : « J’espère que ça va quand même aider notre discipline à franchir encore un cap ». C’est tout l'enjeu des prochains mois.