Frédéric Weis sour le maillot de l'équipe de France en 2005.
Frédéric Weis sour le maillot de l'équipe de France en 2005. — M.DJURICA/REUTERS

BASKET

NBA: «A la Draft, on a juste un gros chèque mais on n'a encore rien fait»

Avant la draft dans la nuit de jeu à vendredi, l’ancien international français Fréderic Weis donne ses trois conseils aux futurs joueurs NBA.

  • La draft NBA aura lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, à New York.
  • Fréderic Weis connaît cette grand-messe du basket américain. Il avait été drafté en 1999 par les Knicks.
  • L’ancien pivot donne ses trois conseils aux futurs joueurs NBA, dont le Français Sekou Doumbouya.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Frédéric Weis devrait être devant son écran. C’est soir de Draft NBA à Brooklyn. L’ancien pivot connaît. Il avait vécu cette grand-messe du basket américain en 1999. Le géant de 2,17 m avait été retenu par les New York Knicks. Où l’histoire s’était mal finie puisqu’il avait quitté la franchise dès la présaison.

« C’était une autre époque, c’était beaucoup plus dur pour les joueurs européens d’être draftés. On a ouvert la voie », explique le vice-champion olympique avec les Bleus en 2000 à Sydney, sans éprouver de regret. « Je n’en ai jamais, je crois plutôt au destin. » Celui de Sekou Doumbouya s’annonce doré. L’ailier du CSP Limoges est attendu dans les dix premiers et pourrait devenir le Français le mieux drafté de l’histoire. Devant Frank Ntilikina, 8e en 2017, ou Tony Parker, 28e en 2001.

Après, ce sera le grand monde. Voilà les trois conseils de Frédéric Weis pour mieux l’appréhender.

« Ne pas croire qu’on est arrivé »

« La draft, ce n’est que le début. Il ne faut surtout pas croire qu’on est arrivé. On a juste un gros chèque mais on n’a encore rien fait. Combien ? Moi, on me proposait 6 millions de dollars sur quatre ans et j’avais été drafté à la 15e place. Là, Sekou devrait au moins toucher avoir 4 millions la première année. Mais il peut avoir beaucoup plus s’il continue à bosser. »

Sekou Doumbouya sous le maillot du CSP Limoges.
Sekou Doumbouya sous le maillot du CSP Limoges. - Wikicommons

« Bien écouter ceux qui savent »

« La NBA est un milieu très hostile, il y a beaucoup de requins. C’est pour ça qu’il faut bien écouter ceux qui savent mais surtout pas se tromper. Le General Manager te recrute donc lui, il a tout intérêt à ce que tu réussisses. Peut-être pas tes coéquipiers… Il faut faire gaffe. »

« Travailler dur mais ne jamais le montrer aux autres »

« Si on veut réussir, une discipline de fer est indispensable. Je ne dis pas que tu ne peux pas aller boire un coup de temps en temps mais il faut éviter de trop sortir. C’est fini ce temps-là. Maintenant, tout le monde fait des bains froids, mange bien et se repose. J’ai un principe : travailler dur mais ne jamais le montrer aux autres. Ils n’ont pas besoin que tu leur dises que tu bosses, ils s’en rendront compte seuls. »