VIDEO. Champion NBA et leader charismatique des Bleus... Tony Parker, l'homme qui a changé le basket français

BASKET TP a officiellement mis un terme à sa carrière ce lundi

N.C. avec AFP

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Tony Parker a pris sa retraite, le 10 juin 2019.
Tony Parker a pris sa retraite, le 10 juin 2019. — Chuck Burton/AP/SIPA
  • Après dix-huit saisons de NBA, Tony Parker a annoncé sa retraite ce lundi.
  • Retour sur son parcours flamboyant, son influence chez les Bleus et sa fidélité à la France. 

Il va laisser un vide immense. Tony Parker, qui a annoncé sa retraite lundi après dix-huit saisons en NBA, est le meilleur joueur de l'histoire du basket français, l'homme qui l'a porté à des niveaux inconnus avant lui, autant sur la scène internationale que dans la grande ligue américaine.

De 2003 à 2013

Deux dates-clefs disent tout de son importance. La première est 2003, lorsqu'il fut le premier Français à passer à son doigt la fameuse bague de champion de la NBA, le trophée le plus convoité dans son sport, avec les San Antonio Spurs. Trois autres allaient suivre (2005, 2007, 2014), ainsi qu'un titre de MVP (meilleur joueur) de la finale en 2007 et six sélections pour le «All Star Game».

L'autre est 2013, quand les Bleus gagnèrent leur première grande compétition internationale, l'Euro. C'était la récompense d'une fidélité exemplaire au maillot tricolore pour lequel il n'a cessé de clamer son amour.

Retraité depuis l'an dernier, Parker a toujours dit qu'il voulait «rendre au basket français ce qu'il lui avait donné». Sa réussite se lit aussi dans l'explosion du nombre de licenciés de la FFBB, la fédération française (+50% en dix ans pour dépasser les 668.000 en 2018). Cette volonté de rendre au pays dans lequel il a grandi est aussi celle qui guide son engagement dans le club de Villeurbanne (ouest), racheté en 2014 avec l'ambition d'en faire un grand d'Europe.

Une douzaine de campagnes avec les Bleus

Né en 1982 à Bruges, en Belgique, d'un basketteur américain et d'une Néerlandaise, «TP» (tipi) est arrivé nourrisson à Denain, dans le Nord. Il a passé son enfance près de Rouen (nord-ouest) et opté pour la nationalité française à l'âge de quinze ans.

Son influence chez les Bleus a été énorme. Entre sa première sélection, en 2000, et sa dernière seize ans plus tard en quarts de finale des Jeux de Rio, le génial meneur de jeu a conduit une douzaine de campagnes, enchaînant sans rechigner les JO et les Euros avec des saisons américaines exténuantes (plus d'une centaine de matchs). Il compte 181 capes (pour 2741 points, soit plus de 15 de moyenne par match) lors desquelles il a été à la fois le leader, l'inspirateur, l'organisateur et le finisseur de l'équipe.

Un modèle pour les futures générations

S'il n'était pas le tout premier Français en NBA à son arrivée au Texas, en 2001, à l'âge de 19 ans, c'est bien lui qui a servi de modèle aux nombreux compatriotes qui ont tenté l'aventure après lui. Ils sont dix cette saison dans le meilleur championnat de la planète. Et des dizaines d'autres rêvent d'y aller.

Sous la baguette de son mentor, l'entraîneur Gregg Popovich, Parker a joué un rôle déterminant, aux côtés de l'Argentin Manu Ginobili et de l'Américain Tim Duncan, dans la trajectoire des Spurs, devenus dans les années 2000 l'une des franchises marquantes de l'histoire de la NBA. Ce n'est que depuis deux ou trois ans que son impact avait diminué, le poussant un peu à contrecoeur à signer un dernier contrat avec Charlotte où il a joué ses ultimes matchs.