Coupe du monde de VTT: «Maintenant, les gens attendent de moi des victoires», assure l'azuréen Loïc Bruni

INTERVIEW Vainqueur de la première étape de coupe du monde, le cycliste azuréen Loïc Bruni portera le dossard n°1 ce week-end en Ecosse

Propos recueillis par Mathilde Frenois

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Le Français Loïc Bruni, champion du monde de VTT descente.
Le Français Loïc Bruni, champion du monde de VTT descente. — Graeme Murray

Il a démarré l’année en trombe. Pour la première fois de sa carrière, Loïc Bruni a remporté la première étape de Coupe du monde de VTT descente de la saison. C’était à Maribor, en Slovénie, le dimanche 28 avril. Depuis, le triple champion du monde de VTT sait qu’il portera le dossard numéro 1 samedi et dimanche lors de la prochaine manche de Coupe du monde à Fort William, en Ecosse. Le Cagnois sait aussi que la pression sur ses épaules sera plus lourde.

Racontez-nous cette course que vous avez disputée fin avril et qui vous a tant réussi...

Je ne savais pas tellement où en était mon vélo. Finalement, on est monté crescendo dans les réglages et le week-end s’est très bien passé. Il n’y a pas eu de bavure. Pendant les qualifications, il a plu : je fais neuvième car j’ai du mal à rouler sur la boue. Et le jour de la finale, il a fait super beau. C’est ma tasse de thé. Il y a eu un retournement de situation. J’ai bien roulé sans trop forcer les choses. Et c’est passé.

Qu’avez-vous ressenti ?

C’est la première fois que ça m’arrive. J’étais très content. L’année dernière je m’étais déboîté le coude pour la première. C’est une bonne amélioration (rire). Je n’avais jamais gagné l’ouverture donc je ne sais pas comment vont se passer les prochaines courses avec le numéro 1.

Avez-vous la pression du statut de leader ?

Il y a une part rassurante : je sais que ça va, que mon niveau est suffisant. Mais d’un autre côté, j’ai le sentiment qu’il y a quelque chose à perdre. Maintenant, les gens attendent de moi des victoires.

Pour ne pas décevoir, comment vous entraînez-vous ?

Avec Loris Vergier [l’autre VTTiste azuréen], on roule beaucoup en vélo de route. C’est pour faire du foncier. Ensuite, on fait du BMX pour la puissance et le sprint. Puis on passe beaucoup de temps en salle de gym. Au total, on s’entraîne entre quinze et vingt heures, même vingt-cinq heures les grosses semaines en hiver. Après, on fait de la descente et un peu de moto-cross parce qu’on aime bien. C’est varié. On n’est jamais sur le même vélo.