TFC-OM: Les supporters marseillais interdits de Stadium... et de centre-ville de Toulouse

FOOTBALL Après les échauffourées au Vélodrome dimanche soir, et dans le contexte des manifestations de « gilets jaunes », la préfecture de la Haute-Garonne interdit aux supporters de l’OM de se rendre au Stadium samedi soir

Nicolas Stival

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Le Marseillais Florian Thauvin et le Toulousain Christopher Jullien lors du match aller au Stade-Vélodrome, le 10 août 2018.
Le Marseillais Florian Thauvin et le Toulousain Christopher Jullien lors du match aller au Stade-Vélodrome, le 10 août 2018. — B. Horvat / AFP

Place forte du mouvement des «gilets jaunes» depuis le 17 novembre, Toulouse a perdu l’habitude d’accueillir des matchs de Ligue 1 le samedi. Ce sera pourtant bien le cas ce week-end, à l’occasion de la 37e et avant-dernière journée de Ligue 1, dont tous les matchs sont programmés samedi à 21 h.

Mais ce TFC-OM se déroulera, en théorie, sans fans affichés de Marseille. Etienne Guyot, préfet d’Occitanie et de Haute-Garonne, a pris un arrêté ce mercredi « interdisant à toute personne se prévalant ou se comportant comme un supporter de l'Olympique de Marseille d’accéder au Stadium de Toulouse ou dans le centre-ville de Toulouse » ce samedi, « de 14 h à minuit ».

Sans surprise, pétards et fumigènes et « tout objet pouvant être utilisé comme projectile ou pouvant constituer une arme » sont également interdits.

Pour justifier cet arrêté, la préfecture évoque le fait que les forces de l’ordre ont déjà fort à faire avec la mobilisation des « gilets jaunes ». Mais aussi le comportement de certains supporters de l'OM au Stade-Vélodrome dimanche soir, avant, pendant et après la lourde défaite contre Lyon (0-3) (bus de l’OL caillassé, début d’envahissement de la pelouse, heurts avec les forces de l’ordre).

Traditionnel point fort de la saison toulousaine à domicile, marqué par une forte présence de supporters phocéens, ce TFC-OM revêt moins d’importance cette fois : les Violets sont quasiment assurés de se maintenir en Ligue 1, alors que les Marseillais n’ont plus rien à espérer.