TFC-Rennes: Max-Alain Gradel ne tire pas le penalty? «Il en a dans le pantalon», juge Alain Casanova

FOOTBALL Tireur attitré des penaltys du TFC, mais en échec, Max-Alain Gradel a laissé frapper Jimmy Durmaz contre Rennes (2-2), au terme d’un épisode confus. Alain Casanova a apprécié

Nicolas Stival

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 Le capitaine du TFC Max-Alain Gradel à la lutte avec le défenseur de Rennes Hamari Traoré, le 5 mai 2019 au Stadium de Toulouse.
Le capitaine du TFC Max-Alain Gradel à la lutte avec le défenseur de Rennes Hamari Traoré, le 5 mai 2019 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Le TFC s’est encore rapproché du maintien en Ligue 1, même s’il n’a pas réussi à battre Rennes, ce dimanche.
  • Jimmy Durmaz, également auteur d’une passe décisive, a marqué un penalty. Une charge d’habitude réservée au capitaine Max-Alain Gradel, qui avait raté ses trois précédentes tentatives.

Max-Alain Gradel l’avait promis, après son troisième échec consécutif dans l’exercice, une semaine plus tôt à Saint-Etienne (2-0) : « A chaque penalty, je prendrais mes responsabilités ».

Aussi, quand le TFC, mené 0-1, a récupéré un peno ce dimanche à la 40e minute, après une main du défenseur de Rennes Damien Da Silva, on pensait que le capitaine toulousain allait tenter de marquer son onzième but de la saison en Ligue 1. Finalement, l’Ivoirien a offert le ballon à Jimmy Durmaz, non sans l’avoir pris des mains de Yaya Sanogo.

« Max en a loupé quelques-uns [quatre sur huit cette saison], il l’a donné à Jimmy qui, lui, en avait marqué, explique l’ailier droit Mathieu Dossevi. Cela démontre l’état d’esprit qui règne dans le groupe, personne n’essaie de tirer la couverture à lui. »

Pas de « penaltygate », pour Dossevi

Et l’international togolais de glisser en riant : « Il n’y a pas de problèmes, pas de "penaltygate". » Après l’égalisation de Durmaz, Gradel est venu taper dans la main d’Alain Casanova, qui lui a glissé deux-trois mots. « Max-Alain a fait preuve de beaucoup de générosité, c’est pour cela que j’ai tenu à lui faire part de mes remerciements, justifie l’entraîneur, qui promet qu’aucune consigne n’a été donnée à l’habituel tireur numéro 1. »

Il n’est pas question de changer, même s’il reste sur trois échecs. Max-Alain a un tel sens des responsabilités, il apporte tellement au TFC depuis deux ans. Il en a dans le pantalon. Il n’allait pas se débiner. Il a dû sentir que Jimmy avait envie de le tirer et qu’il allait marquer. »

Et Yaya Sanogo dans tout ça, qui s’est précipité sur Durmaz pour le féliciter après sa réussite ? En pleine période de doute, l’avant-centre des Violets aurait pourtant bien eu besoin d’un but pour se remonter le moral. « A aucun moment, il n’y a eu un signe de frustration ou de mécontentement », assure Casanova.

Sanogo et ses collègues ont eu plus de mal à digérer le penalty accordé aux Rennais au bout d’environ 35 visionnages du ralenti, pour une supposée faute de l’attaquant toulousain sur Mbaye Niang (58e). Après, là aussi, un certain flottement, Ismaïla Sarr a annihilé l’avantage pris six minutes plus tôt par le TFC, sur un coup franc de Durmaz dévié par Dossevi de l’épaule (2-2). Le même Dossevi aurait pu se muer en passeur décisif, si la tête de… Gradel n’avait pas trouvé le poteau de Tomas Koubek (75e), pas très rassurant ce dimanche.

A défaut de succès, ce nul permet aux Toulousains de compter sept points d'avance sur Dijon, 18e et barragiste. A trois journées de la fin d’une interminable saison, le maintien est presque dans la poche.