OM-Angers: Et si Marseille s'inspirait de la «dalle angevine»? «On a très peu de joueurs hargneux»

FOOTBALL Les Olympiens pourraient parfois être plus combatifs. Ils entament leur sprint final pour le podium en Ligue 1 par la réception du SCO d'Angers, ce samedi (17h). Une équipe connue, précisément, pour ne jamais rien lâcher

Jean Saint-Marc

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Rudi Garcia au Parc des Princes en mars 2019.
Rudi Garcia au Parc des Princes en mars 2019. — J. Spencer / SIPA
  • Pour Olivier Auraic, inventeur du concept de « dalle angevine », les Marseillais sont peut-être installés dans une certaine routine en Ligue 1, d’où, parfois, un manque de combativité.
  • Rudi Garcia rappelle toutefois que l’OM est l’équipe qui prend le plus de points après avoir été menée au score.

Morts de faim, les Angevins. Le concept a même été théorisé : en 2012, un soir de victoire à l’arrache face au Gazélec Ajaccio, le milieu du SCO Olivier Auriac invente « la dalle angevine. » L’expression a pris de l’ampleur lors de la saison 2015-16 : promu en Ligue 1, Angers a terminé 9e… devant l’OM, d’ailleurs.

Les Marseillais affrontent les Mainoligériens ce samedi (17 h), en ayant conscience qu’« Angers est une équipe difficile à jouer, capable de faire des résultats et de bien défendre », comme l’analyse Rudi Garcia. C’est effectivement la sixième meilleure défense de Ligue 1 qui se pointe au Vélodrome. Une équipe réputée pour ne rien lâcher… Un modèle pour l’OM ?

« Dans le moindre jeu, on est affamés ! »

« On a très peu de joueurs hargneux cette saison, à part Ocampos, souvent cité comme un des meilleurs Marseillais par les supporters », pointe Bastien Cordoléani. Ce fan de l’OM estime que « Marseille avait ce côté "dalleux" l’an dernier, on voulait tout jouer à fond. Cette année, on est plus calculateurs : à Paris, par exemple, on a bien respecté le schéma défensif, on était en place… Mais on n’a pas essayé d’appuyer là où ça faisait mal ! »

Faut-il importer la « dalle angevine » à Marseille ? « Je ne pense pas que ça manque à l’OM ! On est l’équipe qui récolte le plus de points après avoir été menée au score, ça montre qu’on est capables de revenir dans un match », répond Rudi Garcia, qui cite aussi en exemple l’égalisation de Valère Germain face au PSG.

« Je nous trouve combatifs, même si cette mentalité, cette combativité, c’est peut-être ce qui nous manquait dans notre période difficile, cet hiver », reconnaît Jordan Amavi. Le latéral, qui sera enfin titulaire après un mois de banc, assure « qu’on aura autant la dalle qu’Angers ! » Et il tente de nous rassurer : « Dans le moindre jeu, à l’entraînement, on est tous affamés ! On se bat pour gratter le moindre ballon. »

Pour l’ancien milieu du SCO Olivier Auriac, désormais entraîneur des U16 angevins, la « dalle angevine » est loin d’avoir été importée à Marseille :

Ils pourraient faire mieux en Ligue 1 vu la qualité de leur effectif ! Ils ont des difficultés à jouer les gros matchs, à gérer la pression et les exigences de leurs supporters. La différence, c’est que nous, on arrivait en Ligue 1 avec un groupe qui n’avait connu que la Ligue 2 et le National. On croquait tous les matchs à fond, comme des gamins ! C’est comme ça qu’on a réussi à gagner à Lyon, à Marseille, à faire des nuls à Sainté et à Paris. On n’était pas lassés de jouer dans des grands stades ! Je ne comprends d’ailleurs pas qu’on puisse le devenir… »

Samedi, l’OM jouera devant plus de 50.000 spectateurs. Ils ont faim de Ligue des champions. Car cinq ans de diète, ça commence à faire long...