Ligue 1: Les chants homophobes, du «folklore»? Les mots de la présidente de la LFP font polémique

FOOTBALL La réaction de Nathalie Boy de la Tour n'a pas plu aux associations de lutte contre l'homophobie

N.C.

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Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP, au Parc des Princes le 30 septembre 2017.
Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP, au Parc des Princes le 30 septembre 2017. — JOHN SPENCER/SIPA

La polémique sur la polémique. En réagissant aux propos de la ministre des Sports Roxana Maracineanu, qui disait avoir entendu des chants « inadmissibles » de la part des supporters parisiens lors du dernier PSG-OM (3-1), Nathalie Boy de la Tour a versé de l’huile sur le feu. Dans une interview au Parisien, la présidente de la LFP a parlé de « folklore » pour évoquer les propos homophobes entendus dans les stades.

Dans un premier temps, Nathalie Boy de la Tour dit : « Ce que vous entendez dans un stade, vous ne l’entendez pas en dehors, lorsque vous faites vos courses. Le propos pris hors contexte n’est pas acceptable. Maintenant, dans le stade il n’est pas acceptable en tant que tel, mais il fait partie du folklore. »

Relancée sur l’utilisation de ce mot, la dirigeante précise ensuite : « Je ne dédouane pas ce qui s’est passé. Mais quand on parle de chants homophobes, pour beaucoup de supporters cela fait partie du folklore. Je ne suis pas en train de dire que ça doit le rester, mais c’est une réalité. » Des associations de lutte contre l’homophobie n’ont pas tardé à réagir pour exprimer leur mécontentement.

Lundi, en marge de la signature d’une convention avec la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme au Sénat, Nathalie Boy de la Tour avait déjà réagi, indiquant que les supporters n’avaient « pas forcément l’impression de blesser » en entonnant ces chants. « Ce n’est pas pour ça que ce n’est pas grave », avait-elle ajouté, en vantant le « travail d’éducation et de sensibilisation pour pouvoir montrer que derrière les mots qu’on peut utiliser de façon un peu légère, on peut blesser, faire souffrir quelqu’un ».