Yohann Diniz avait mal au ventre, à la tête et aux jambes

JO2008 Yohann Diniz, espoir de médaille française sur le 50 kilomètres marche, abandonne au 30e kilomètre. «Fais chier», commente Diniz...

Stéphane Colineau

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Champion d'Europe l'an dernier à Göteborg (Suède), Diniz avait mis la marche sur le devant de la scène. Il a, dans des conditions difficiles (chaleur humide), couru autant avec sa tête qu'avec ses jambes, seulement battu par l'Australien Nathan Deakes, détenteur du record du monde.
Champion d'Europe l'an dernier à Göteborg (Suède), Diniz avait mis la marche sur le devant de la scène. Il a, dans des conditions difficiles (chaleur humide), couru autant avec sa tête qu'avec ses jambes, seulement battu par l'Australien Nathan Deakes, détenteur du record du monde. — Gabriel Bouys AFP
Envoyé spécial à Pékin

Il y a des matins comme ça où rien ne va. C'est exactement le message que veut faire passer Yohann Diniz, pour expliquer sa déroute, ce vendredi matin à Pékin. Le vice-champion du monde 2007 et champion d'Europe 2005 du 50 kilomètres marche a dû abandonner à l'amorce du trentième kilomètre.

Avant de tirer ce trait définitif sur ses espoirs de podium le Français a marqué deux arrêts. «J'espérais que ça reparte. Ca a été le cas deux fois, mais la troisième je n'avais plus rien à donner. Pourtant ce n'est pas dans mon caractère d'abandonner.»

Et soudain son corps lâche de partout

Jusque-là Diniz assure avoir bien géré sa course: «Tactiquement je ne fais pas d'erreur. Comme prévu je laisse partir trois-quatre gars, je suis dans le rythme, je contrôle bien l'écart. Je voulais attendre le quarantième kilomètres pour accélérer.» Ce que marcheur n'avait pas prévu, c'est que son corps lâche de partout.

«J'avais mal au ventre, j'ai chopé un coup de chaud et j'avais mal aux ischio. C'est la journée sans, et il faut que ça tombe le jour des Jeux. C'est le jour où je dois répondre présent, et je suis pas là», se désole Diniz en levant les yeux au ciel.

Abattu, il ne livre aucune explication ce raté: «Ce n'est pas la pression, et j'étais prêt physiquement. Je n'ai eu aucun signe annonciateur de tout ça, même au réveil ce matin. Jeudi j'avais même de super sensation à l'entraînement Je ne sais vraiment pas ce qu'il s'est passé. Fais chier...»