Manchester United-PSG: Solides et inspirés, les Parisiens font la leçon à MU et un grand pas vers les quarts

FOOTBALL Les Parisiens se sont imposés 2-0 à Old Trafford, mardi soir

Nicolas Camus

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Presnel Kimpembé a marqué son premier but avec le PSG au meilleur moment.
Presnel Kimpembé a marqué son premier but avec le PSG au meilleur moment. — Dave Thompson/AP/SIPA

Le PSG a de sacrées ressources. Sans Neymar ni Cavani, les Parisiens ont réalisé un très grand match ce mardi pour aller s’imposer sur la pelouse de Manchester United, en 8e de finale aller de la Ligue des champions (0-2). L’autoroute vers les quarts est grande ouverte, mais il faudra confirmer dans trois semaines, au Parc des Princes.

  • Paris en équipe

« Jouer serré, ensemble, comme une équipe ». C’était le mot d’ordre de Thomas Tuchel lors de la conférence de presse d’avant-match. En l’absence de Neymar et Cavani, blessés, les Parisiens allaient devoir plus que jamais miser sur leur collectif pour faire le match à Old Trafford. Le coach parisien a été exaucé. La marée rouge annoncée en début de match n’a duré que sept minutes, jusqu’à une frappe de Di Maria passée à quelques centimètres de doucher les Anglais. Dans la foulée, ce sont les Parisiens qui ont dicté le rythme, avec les délicieux Verratti et Draxler à la manœuvre. La grosse occasion ratée par Mbappé (29e) n’a même pas réveillé MU, très décevant, à l’image des Frenchies Pogba et Martial. Le milieu de terrain a même été expulsé en toute fin de rencontre. La première défaite de l’ère Solskjaer est une énorme claque.

  • La démonstration en seconde période

Une fois ces bases posées, les Parisiens ont pu se lâcher après la pause. Et ça a fait mal, tout de suite. Alors qu’on était encore en train de regretter le coup de tête pas assez appuyé de Mbappé, Kimpembe a ouvert la marque sur le corner suivant en jaillissant au second poteau (53e). Le scénario parfait, car les Mancuniens allaient être obligés de pousser, quitte à se dégarnir derrière. Du gâteau pour Mbappé ? Oui ma p’tite dame. Sept minutes plus tard, le champion du monde était là avant toute la défense pour mettre au fond un centre de Di Maria. Et il aurait pu ajouter le supplément chantilly dans la foulée s’il avait conclu un gros rush autrement qu’avec un piqué pas très adroit (63e). Pas très grave, cela a largement suffi pour récompenser les magnifiques supporters parisiens, qui ont fait bien plus de bruit à 3.500 que 72.000 Anglais.

  • Cette fois, pas de blague

Honnêtement, on ne voit pas trop ce qui pourrait arriver au PSG, à domicile, dans trois semaines. Mais comme les Parisiens ont déjà réalisé quelque chose que l’on ne pensait pas possible, il y a deux ans, on se gardera bien de les annoncer déjà en quarts. Eux, en tout cas, ont été assez traumatisés par les échecs passés pour venir en tongs. Il va falloir assurer, et si possible faire attention aux cartons. Verratti et Kehrer, sous la menace d’une suspension sur ce match, se sont bien tenus. Mais Bernat, Draxler, Kimpembe et Alves ont été avertis. Le PSG a montré qu’il savait compenser les absences, mais personne n’a très envie de voir jusqu’à quel point.