Open d'Australie: «Je reste hyper lucide»... Tsonga a pris conscience du chemin qui le sépare des meilleurs

TENNIS Jo-Wilfried Tsonga était encore trop juste contre Novak Djokovic...

William Pereira

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Jo, contre Djokovic à Melbourne
Jo, contre Djokovic à Melbourne — Jewel SAMAD / AFP

A la question « peut-on battre le numéro un mondial avec trois mois de tennis dans les jambes après s’être arrêté quasiment un an », la France et Jo-Wilfried Tsonga ont enfin leur réponse. Non. Malgré toute la bonne volonté du monde, le Manceau s’est incliné sèchement face à Novak Djokovic au deuxième tour de l’Open d’Australie​ (6-3, 7-5, 6-4). Le pire, c’est que Nole n’a pas été fameux non plus. Mais bon, son adversaire partait de si loin…

Tsonga n’a pas encore cinq sets dans les jambes

« Ça a été compliqué, j’ai mis du temps à me mettre dans le match, j’ai vraiment très mal servi au premier set, et du coup, je me suis fait breaker un peu vite. Ça m’a empêché d’entamer ce match dans les meilleures conditions. Après, j’ai recollé un peu au score, essayé de rester à la surface mais ce n’était pas évident », a regretté Tsonga, qui espère quand même que cette fessée lui servira de leçon.

« Ça met en lumière tout ce qui me reste à faire pour pouvoir jouer à ce niveau-là et éventuellement faire douter ce genre de joueur. C’est un match qui me permet de prendre conscience de tout le chemin qui me reste à accomplir. C’était un match test. Quand tu joues les meilleurs joueurs du monde, ça te pousse dans tes retranchements et ça met en lumière tes difficultés. Aujourd’hui, honnêtement je ne pense pas encore avoir cinq sets dans les jambes contre ce type de joueur. »

Un discours qui tient moins du défaitisme que d’une lucidité dont l’intéressé se réclame au sortir de son deuxième match de Grand Chelem de l’année. « Je reste hyper lucide sur le fait que j’ai été arrêté presque une saison entière et que ça ne fait que trois mois que je rejoue, j’ai encore du chemin à parcourir », a-t-il conclu.