Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
M. X, archiviste officieux du dopage: «Le public doit savoir»

M. X, archiviste officieux du dopage: «Le public doit savoir»

Tour 2008 – Depuis une dizaine d’années, un archiviste militant recense sur un site internet toutes les affaires de dopage. Un travail de titan en perpétuel chantier...
Matthieu Goar

Matthieu Goar

Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina,
Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»


Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»



Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»



Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»



Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»

www.cyclisme-dopage.com
Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»

même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits…
Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»



Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»



Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»

Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple.
Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»



Les longues soirées d'été



Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»

une véritable encyclopédie
Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»

non dénuée d’humour avec les bétisiers
Tout a commencé un certain jour de 1998. «Avec l’affaire Festina, on avait l’impression que la terre entière découvrait le dopage. Je me suis dit qu’on se foutait de notre gueule car rien que dans ma tête, j’avais en mémoire plusieurs noms alors je me suis décidé à remonter le fil des archives», raconte cet ancien cycliste amateur («à un tout petit niveau»), qui préfère rester anonyme pour continuer à travailler discrètement. En tout cas, il ne travaille pas dans le milieu du cyclisme. Il n’est pas journaliste non plus.

A la poursuite d’Eddy Merckx

Plongé dans les archives de «L’Equipe» dans les rayonnages de la bibliothèque du Centre Pompidou de Beaubourg, l’homme retrouve en dix ans la trace de plus de 1700 coureurs dopés (contrôles positifs, témoignages, aveux). Parmi eux les noms de prestigieux anciens comme Jacques Anquetil (amphétamines en 1967), Eddy Merckx (positif à l’éphédrine ou encore aux amphétamines en 1973 et 1977 sur le Tour de Lombardie et la Flèche Wallone), Laurent Fignon positif aux amphétamines en 1987 et 1989, Miguel Indurain positif au sulbutamol au Tour de l’Oise 1994, ou des coureurs actuels comme Gilberto Simoni (hématocrite > 50% en 1998), etc, etc… A lire sa liste, on a l’impression de remonter l’histoire du cyclisme et de la médecine.

La Cnil s’en mêle

Très vite, il met en ligne sur un petit site internet cette liste non-exhaustive en perpétuel chantier. «Il doit me rester encore 1/3 des journaux de cette époque à décortiquer», explique-t-il aujourd’hui. Son site www.cyclisme-dopage.com, au départ confidentiel, se construit année après année une bonne audience dans le milieu du vélo. En 2005, une cycliste dont le nom est cité saisit la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) et il doit retirer tous les noms même s’il peut conserver en ligne la liste des cas, les années, les produits… «Si elle m’avait appelé, j’aurais retiré son nom. Je comprends le droit à l’oubli que réclament certains coureurs amateurs mais je pense que le public doit savoir pour des stars comme Virenque», analyse M.X.

Un frémissement de changement?

«Une des raisons pour que la culture du dopage se perpétue est que les anciens restent dans le système. Giannetti (un des managers de la Saunier Duval) en est le meilleur exemple. J’attends d’anciens comme Bernard Hinault qu’ils parlent», poursuit cet amoureux du Tour et cet ancien fan du Blaireau (qui ne s’est pas présenté à un contrôle au critérium de Carnac en 1982). De quoi être dégouté par le milieu? «Il y a encore beaucoup de dopés mais les choses vont dans le bon sens avec ce qu’a fait ASO (organisateur du Tour) cette année en confiant à l’Agence française de lutte contre le dopage les contrôles sur la Grande Boucle. On est loin de 1999 où l’UCI avait avalisé le certificat médical de Lance Armstrong positif aux corticoïdes. ASO avait été bien emmerdé par la suite en le voyant gagner tous les ans le Tour.»

Les longues soirées d'été

Au fur et à mesure des journées passées à construire l’histoire du dopage, son site est devenu une base de données mais aussi une véritable encyclopédie du dopage non dénuée d’humour avec les bétisiers ou les dessins humoristiques. Il y a quelques mois, le journaliste Pierre Ballester, un spécialiste du vélo auteur du brûlot sur Armstrong, «LA Confidentiel», lui a demandé de l’aider à écrire «Tempêtes sur le Tour». Au vu des grandes boucles 2007 et 2008, le boulot d’archivage est loin d’être terminé. «Cette année, j’y ai encore passé toutes mes soirées…»