L'Allemagne rentre dans le rang
EURO2008 – La Mannschaft est qualifiée pour les quarts de finale. Mais n'a plus le statut de favori…A Vienne, Antoine Maes
Est-ce qu’ils l’ont fait exprès? Après sa victoire contre la Pologne (2-0), l’Allemagne était devenue la grande favorite de cet Euro. Deux matchs plus tard, la Mannschaft est toujours là, mais plus sa réputation.
Trop vite, trop haut, trop fort
Les Allemands ont débarqué à l’Euro avec une réputation ultra-offensive. Les 20 premières minutes de leur premier match l’ont confirmé. Sauf que tout le monde a maintenant compris le plan de jeu de Joachim Löw, comme l’a prouvé la défaite tactique face à la Croatie (2-1). Lundi soir, même les modestes Autrichiens ont réussi à limiter la casse. Le plan est simple: ralentir le rythme de la Mannschaft, qui perd vite le fil quand les choses se compliquent.
>>> Pour revivre le match en live comme-à-la-maison, cliquez ici
Encore très timorés face aux Autrichiens, les Allemands n’ont pas voulu insister. «Quand il s’agit de se qualifier pour les quarts de finale, il y a un équilibre à trouver», s’excuse Philip Lahm, le défenseur germanique.
Des cadres trop discrets
Dur dur de sortir un joueur du lot. Ballack va enfin avoir la paix après son coup-franc face à l’Autriche. «Tout allez bien pour nous jusqu’à ce but sensationnel de Ballack», lui a même rendu hommage Josef Hickersberger, le sélectionneur autrichien. Après avoir vu les trois matchs des Allemands, difficile tout de même de trouver une influence notable du milieu de terrain de Chelsea.
Il n’est pas le moins bien loti, loin s’en faut. Miroslav Klose, très remuant dans le jeu, n’a pas encore marqué dans cette compétition. Le pire est pour le malheureux Mario Gomez, trois fois titulaire au côté de l’attaquant du Bayern Munich. Maladroit, pataud, il restera tout de même dans les best-of de la phase de poule. Il est en effet l’auteur d’un raté magnifique à Vienne face aux Autrichiens, seul à trois mètres du but.
Dans la peau de l’outsider
C’est une évidence: face au Portugal, l’Allemagne va redevenir un outsider. «On devra montrer autre chose si on veut plus loin», avoue Joachim Löw. C’est peut-être le plus inquiétant. La Mannschaft n’est jamais aussi dangereuse que quand elle est dos au mur. De leur côté, les joueurs ne sont pas plus inquiets que ça. Du moins en public… «Contre l’Autriche, c’était un combat, nous n’avons pas pu montrer notre jeu», explique Michale Ballack. «En première mi-temps, on voulait se rassurer après notre défaite contre la Croatie. En deuxième mi-temps, je pense qu’on a montré qu’on pouvait prendre plus de risques», analyse de son côté Philip Lahm. Une chose est sure, l’adversaire, jeudi, à Bâle, sera d’un tout autre calibre. La question est de savoir si l’Allemagne saura elle aussi monter en régime.
« »


















