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Manaudou et Bernard se testent à Paris
NATATION – Avec la plupart des membres de l’équipe de France olympique, ils participent, à partir de mardi, à la deuxième édition de l’Open de Paris…R.S.
Avec les championnats de France de Dunkerque, Francis Luyce, le président de la fédération française, en a fait un passage obligé pour les 35 nageurs de l’équipe de France qui seront en août du voyage à Pékin. Hormis Alexiane Castel et Ophélie-Cyrielle Etienne, qui planchent sur leurs copies du bac, les 33 sélectionnés olympiques français se mouilleront à partir de mardi dans le bassin du Lagardère Racing, situé au cœur du bois de Boulogne sur le site de la Croix Catelan.
Pendant trois jours, la deuxième édition de l’Open de Paris sera donc l’occasion pour l’élite de la natation française de se tester dans les meilleures conditions, à tout juste 51 jours du début des Jeux. Pour la première fois, Laure Manaudou, Alain Bernard ou encore Coralie Balmy expérimenteront le format de compétition mis en place à Pékin, avec des séries l’après-midi et des finales programmées le lendemain matin, à 10h.
Enchaîner les courses
«Physiologiquement, ça ne change strictement rien pour les nageurs, souligne Claude Fauquet, le DTN. Dans les compétitions habituelles, ils nageaient en séries le matin. Donc le problème n’est pas là. Il est plutôt dans l’enchaînement des courses. Participer à une finale le matin, suivie d’un contrôle antidopage, des sollicitations de la presse, avant de se remettre à l’eau l’après-midi, ça c’est nouveau. Ici, le but est de s’habituer à enchaîner les courses.»
C’est d’ailleurs dans cette logique que Laure Manaudou aborde cette étape parisienne. La nageuse, qui a annoncé dimanche sur le plateau de Michel Drucker son retrait des bassins en cas de titre aux JO, s’alignera sur six courses, dont le 400m nage libre et le 200m dos. Un programme particulièrement chargé que ne s’imposera pas Alain Bernard. Le recordman du monde sur la double longueur ne se testera que sur deux épreuves, le 50m et le 100m nage libre.
Même si vingt nations sont représentées dans le bassin parisien, ils ne devraient pas se frotter à une réelle concurrence étrangère. Outre la protégée de Philippe Lucas, la Roumaine Camelia Potec et le Suédois Stefan Nystrand, les principaux rivaux des deux têtes d’affiche tricolores se nomment Coralie Balmy, Amaury Leveaux Frédéric Bousquet ou Fabien Gilot. Dans une période propice aux records, on aurait peut-être tort de se priver de ce remake, version olympique, des derniers championnats de France.


















