RC Strasbourg: «Le jour où on s'appellera Chelsea ou Milan, on jouera différemment»: Thierry Laurey ravi du nul de son équipe à Lille

FOOTBALL Le plan défensif mis en place par le technicien alsacien a parfaitement fonctionné...

Francois Launay

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Strasbourg a décroché un bon point à Lille
Strasbourg a décroché un bon point à Lille — F.Lo Presti/AFP

Ce n’était pas beau mais c’était efficace. Venu à Lille pour ne pas perdre, Strasbourg a parfaitement réussi sa mission. En décrochant le point du nul (0-0) sur la pelouse du stade Pierre Mauroy, le club alsacien est même devenu le premier à ne pas perdre cette saison dans le Nord.

Au vu de la prestation strasbourgeoise, les esthètes crieront sans doute au scandale. Car le RCSA n’a rien montré dans le Nord à part une solidarité défensive de tous les instants face aux assauts de Lillois ultra-dominateurs.

«Si t’y vas comme un blaireau, c’est sûr que tu te prends le tomahawk en pleine tête»

Mais pas de quoi faire regretter quoi que ce soit à Thierry Laurey. « Moi quand je me pointe chez quelqu’un qui est supérieur à moi, j’essaie d’être malin. Si t’y vas comme un blaireau, c’est sûr que tu te prends le tomahawk en pleine tête. On savait que si on laissait des espaces à l’équipe lilloise, on serait en danger. Nous, on est Strasbourg. Le jour où on s’appellera Chelsea ou Milan AC, on jouera différemment. Quand on vient à Lille, on ne vient pas la fleur au fusil», se justifie le coach strasbourgeois.

Un bon début de saison

Même s’il y a beaucoup à dire sur la manière, les faits sont là. Avec ce sixième match d’affilée sans défaite en Ligue 1, le Racing confirme son très bon début de saison. « On a 18 points après 13 journées en ayant joué quand même des grosses équipes comme Lille, Lyon, Marseille, Montpellier. On a une certaine forme de régularité depuis le début de saison qui nous autorise à penser que c’est mieux que l’an passé», se satisfait Thierry Laurey.

Un bon démarrage pour le club qui espère finir dans la première partie de tableau en fin de saison. Et tant pis s'il faut sacrifier le beau jeu pour arriver à ses fins.