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Même sur le banc, Cavani n'a pas manqué ses retrouvailles avec Naples

VIDEO. Naples-PSG: Des applaudissements aux accolades, même sur le banc, Cavani n'a pas manqué ses retrouvailles

FOOTBALLCavani faisait son grand retour au San Paolo de Naples...
William Pereira

William Pereira

De notre envoyé spécial à Naples,

San Paolo, Naples-PSG. On joue la 77e minute, les deux équipes se neutralisent sur un score condamné à rester figé, quand soudain le stade, jusqu’ici si bruyant, baisse le volume et s’arrête de respirer. Ce n’est hélas pas pour le pauvre Hysaj, qui remplace dans le même temps Maksimovic dans l’anonymat le plus total, mais bien pour un joueur de l’équipe adverse. Un mec forcément un peu spécial aux yeux des Napolitains.

Pour cause : quand Edinson Cavani fait son apparition sur la pelouse napolitaine, ce sont plus de 100 buts, trois années et plein de souvenirs qui remontent à la tête des tifosi locaux. L’accueil est inévitablement chaleureux et se traduit par des applaudissements. Beaucoup, mais pas trop forts non plus. Juste ce qu’il faut pour que l’Uruguayen comprenne qu’il est toujours aimé dans son ancienne demeure, mais que pour l’heure, il reste un ennemi du club. Une preuve d’affection très technique réalisée par des professionnels et à ne pas reproduire chez soi.

« Quelque chose de fantastique, limite embêtant même »

Jaloux de voir qu’un autre pouvait porter un regard intéressé sur son Matador et soucieux de lui démontrer tout son amour pour, le parcage parisien ne perd pas de temps pour entonner un chant à la gloire de Cavani sur l’air des démons de minuit (ce qui donne peu ou prou « o-oooh-oooh, oooh-oooooh-oooh-oooooh… E-DINSON CA-VANI »). A s’en casser les cordes vocales. Il n’était pourtant pas nécessaire de crier si fort : la Curva A – virage limitrophe – avait eu le chic de se taire pendant que leurs homologues parisiens rendaient hommage à leur héros. Ou comment déclarer sa flamme avec pudeur et passivité.

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De fait, Edi avait déjà été salué à son apparition sur la pelouse pour l’échauffement, au moment de l’annonce de la composition des équipes et – plus timidement – quand il est parti s’échauffer une deuxième fois pour rentrer. Ça fait beaucoup, mais c’est normal. Et encore, on n’a pas tout vu. Thomas Meunier raconte, en zone mixte.

« « Je sais que c’est un endroit qu’il a apprécié pendant trois années. On l’a vu du premier pas en dehors de l’avion jusqu’au moment où on partira, tout le monde veut prendre une photo avec lui. Il est idolâtré c’est quelque chose de fantastique, limite embêtant même (il sourit). » »

Embêtant, comme ce moment où Cavani passe devant nous pour rejoindre le car du PSG en faisant mine de nous ignorer - on s’attendait à ce qu’il nous fasse au moins un petit coucou - alors qu’il venait de parler à la presse italienne, de signer 456 autographes, claquer 866 bises et de prendre 82 photos avec des fans – ce qui, par ailleurs, vient confirmer les dires de Thomas Meunier sur la déification du bonhomme au pays de Maradona.

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Ce ne sont là que spéculations, mais sans doute a-t-il jugé que nous n’en valions pas la peine, que les questions réservées par les médias locaux sur son retour, l’amour du public, la nostalgie de la ville seraient bienveillantes en comparaisons à celles qui l’attendaient côté français sur l’absence de ballons distribués par Neymar, sa condition physique. Ou peut-être avait-il simplement envie de la jouer nostalgique en feignant d’être revenu pour de bon en Italie ? On n’en sait rien. Tout ce qu’on peut vous dire, c’est que le Parisien était rayonnant comme jamais. On a vu des rumeurs mercato lancées pour moins que ça.