PSG-Naples: Paris se sauve le derrière ric-rac, mais c'est pas gagné

FOOTBALL – Le PSG a obtenu le match nul in extremis contre Naples, mais il est loin d'être sorti d'affaire dans ce groupe (2-2)...

Julien Laloye
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Neymar n'a pas pu faire la différence face à Naples au Parc des Princes.
Neymar n'a pas pu faire la différence face à Naples au Parc des Princes. — Francois Mori/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Le PSG va-t-il passer les poules de C1 ? Incongrue il y a encore un mois, la question se pose sérieusement, même si une frappe venue de Pluton a sauvé les Parisiens face à Naples dans les arrêts de jeu. Il ne faudra surtout pas perdre en Italie dans quinze jours.

La masterclass du Napoli

La dernière fois que Carlo Ancelotti avait visité le Parc, il nous avait fait un peu de peine avec son Bayern tout dépenaillé pour une rouste qui lui avait coûté le job. C’est donc avec un certain plaisir, quelque part, qu’on a retrouvé le coach italien conquérant de l’époque parisienne. Son Naples doit beaucoup à Sarri, mais la façon dont les Italiens ont confisqué le ballon en milieu de première mi-temps pour un long temps fort conclu par le but malicieux d’Insigne (28e), a rappelé, par moments, la balade du Real dans ces mêmes lieux la saison passée.

La réaction de Tuchel

Désireux de se mettre au niveau du banc d’en face, Tuchel a constaté comme nous que son milieu de terrain prenait l’eau plus vite que le catamaran de François Gabart sur la prochaine route du Rhum. L’Allemand est donc passé en 3-4-3 après le repos, et on a enfin vu autre chose que le projet exploit de Neymar/ouverture pour Mbappé qui rate ou qui marque, ça dépend des fois. Dommage que ça n’ait duré qu’un quart d’heure, parce que cela a suffi au PSG pour égaliser sur un coup de pot (centre contré de Meunier) et renverser la pression pour un temps.

Le spectre de la Ligue Europa toujours là

La lulu miraculeuse d’Angelito dans les arrêts de jeu change tout. Le PSG était dans une mouise du diable, condamné à gagner en Italie pour survivre, et le voilà dans la roue de Liverpool et de son adversaire du soir. Cela dit, au vu de ses insuffisances collectives, il n’est pas à l’abri de finir comme les pauvres en Ligue Europa. Une issue qui devrait provoquer force ricanement à droite à gauche, mais après tout, Paris régresse en Ligue des champions depuis trois ans, et l’Atlético était bien content de remporter la consolante en mai dernier.