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Petr Cech profil bas
EURO 2008•Après la retraite de Pavel Nedved, le forfait de Thomas Rosicky, ainsi que les méformes de Milan Baros et de Ian Koller, c’est désormais lui, l’emblème de la sélection tchèque...A Seefeld, A.M.
Personne ne les voit venir, et ils en profitent bien. Reclus dans leur bucolique résidence de Seefeld, au cœur du Tyrol, les Tchèques ne se prennent pas pour des favoris. Et on parle encore moins d’eux que c’est contre l’un des pays organisateurs, la Suisse, que les coéquipiers de Petr Cech ouvriront la compétition, samedi, à Berne. «Sur le papier, on ne part pas favori. La pression est avant tout sur l’équipe qui reçoit», ose le gardien de Chelsea.
Sans casque…
Sans le casque qu’il arbore à longueur d’année en Premier League, on a eu bien du mal à le reconnaître, le gardien tchèque. Pourtant, après la retraite de Pavel Nedved, le forfait de Thomas Rosicky, ainsi que les méformes de Milan Baros et de Ian Koller, c’est désormais lui, l’emblème de la sélection. Battu il y a quinze jours en finale de la Ligue des Champions par Manchester, Cech aurait pu profiter de l’air autrichien pour se laver le cerveau. Ses dernières séances d’entraînement tendent à prouver le contraire: selon les journalistes tchèques, il enfile les boulettes. «J’espère juste que je serai meilleur en match», sourit l’ancien Rennais. Ou comment dégoupiller les inquiétudes qui naissent chez ses compatriotes en balançant son plus grand sourire.
…Avec langue de bois
Forcément, quand on est devenu l’un des deux ou trois joueurs les plus influents de République tchèque, on n’a plus trop besoin de l’ouvrir. On signalera juste que Petr Cech a eu la modestie de ne pas se classer parmi les meilleurs gardiens de l’Euro, qui sont pour lui «Van der Sar, Buffon et Casillas, dans l’ordre que vous voulez». Qu’il n’a aucune confiance dans les nouveaux ballons fournis par Adidas, mais qu’en même temps, «ce sont les mêmes pour les 16 équipes». Qu’il ne ressent «aucune émotion particulière» au moment de retrouver son pote Alex Frei, avec qui il a joué à Rennes. Et enfin que les atermoiements tactiques de son coach ne lui font ni chaud ni froid. «On fera ce qu’il nous demande, c’est tout.» Et ce qu’il lui demande en premier, c’est avant tout d’être le cerbère en chef des cages tchèques.



















