Equipe de France: «Ça a été une période un peu délicate, ça a secoué», reconnaît Hugo Lloris

FOOTBALL Le capitaine des Bleus a connu un mois de septembre difficile...

20 Minutes avec AFP

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Hugo Lloris lors de Tottenham-Barcelone en Ligue des champions, le 3 octobre 2018.
Hugo Lloris lors de Tottenham-Barcelone en Ligue des champions, le 3 octobre 2018. — Michael Zemanek/BPI/REX/Shutterstock/SIPA

Hugo Lloris a connu des périodes plus calmes. Entre sa  condamnation pour conduite en état d'ivresse, sa blessure et son erreur lors de son retour face au Barça, le capitaine de l'équipe de France a vécu un mois de septembre compliqué. Il l'a reconnu en conférence de presse, ce mercredi, à la veille du match amical face à l'Islande. Il a également parlé de Mbappé et du retour de Sakho. 

Comment avez-vous vécu ces dernières semaines?

Ça a été une période un peu délicate, ça a secoué un petit peu comme on dit, notamment par rapport à ce fait divers, cette affaire extra-sportive. Le plus embêtant surtout, c'est ma blessure (à une cuisse). Il a fallu se remettre à bien travailler afin d'éviter toute récidive. Maintenant, je suis prêt. J'ai eu la chance de pouvoir disputer deux matchs (en club) afin d'être sélectionnable et être prêt à aider l'équipe si le sélectionneur fait appel à moi.

Avez-vous regardé PSG-Lyon (5-0)? Kylian Mbappé, auteur d'un quadruplé, a-t-il une place à part chez les Bleus et au PSG?

Il bénéficie d'un nouveau statut, j'ai envie de dire. Avec la Coupe du monde, même s'il avait réalisé de très bonnes choses avant, il a pris une nouvelle dimension aux yeux du monde. Il s'adapte très bien à ce nouveau statut, il continue sur sa lancée. On connaît tous son potentiel, il est parti pour faire une carrière exceptionnelle. Sa deuxième mi-temps contre Lyon l'a démontré. Mettre un quadruplé en Ligue 1, ce n'est pas donné à tout le monde...

Ce rassemblement des Bleus n'est-il pas difficile à vivre pour ceux qui n'étaient pas à la Coupe du monde? Y a-t-il des clans?

Non, il n'y a pas de clan. Les rapports se font naturellement. La plupart des joueurs se connaissent très bien, certains reviennent après quelques années. Tout le monde est fier d'être français et fier de voir l'équipe de France gagner cette Coupe du monde. Il faut continuer dans le temps, prouver notre niveau. Les choses ne sont pas arrêtées. De nouveaux défis nous attendent.

Avez-vous parlé avec Mamadou Sakho de son retour chez les Bleus?

Oui, on est assis à côté lors des repas. Symboliquement quand on parle de "Mamad", on se souvient tous du barrage retour face à l'Ukraine et de son doublé (en novembre 2013). Ca a été un acteur majeur de cette qualification pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Il a réalisé de très grands matchs avec le maillot des Bleus. C'est bien de le revoir en équipe de France. Il le mérite. Même si Crystal Palace, on n'en parle pas forcément beaucoup en France, il fait de très très belles choses à l'image du joueur qu'on connait: un défenseur très solide, agressif, qui gagne beaucoup de duels. L'année dernière, il a joué un rôle majeur dans les résultats de Crystal Palace.