Come back: Amaury Leveaux revient à la compétition «pour une médaille d'or olympique à Tokyo»

NATATION Le sprinteur est à la retraite depuis 2013...

N.C.
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Amaury Leveaux dans les tribunes du Parc des Princes en avril 2014.
Amaury Leveaux dans les tribunes du Parc des Princes en avril 2014. — FRANCK FIFE / AFP

Alors celle-là, on ne l’avait pas vue venir. Amaury Leveaux, retraité depuis 2013, a annoncé lundi soir son intention de reprendre la compétition. Mais pas seulement. S’il revient, c’est pour ramener l’or des Jeux olympiques de Tokyo, en 2020. « Je me suis dit, il y a encore un truc à faire sur 50m a-t-il expliqué dans une interview au Parisien. J’aime les challenges. Mon but, c’est la médaille d’or olympique à Tokyo. Je reviens parce que je kiffe la natation. Je n’ai pas l’impression d’avoir mis un point final. »

Leveaux, 32 ans, quadruple médaillé olympique et mondial, détenteur du record du monde du 100m en petit bassin, reconnaît n’avoir nagé que trois fois depuis sa retraite. Bon client, il a passé du temps dans les émissions de radio ou de télévision, et sorti en 2015 une autobiographie, intitulée Sexe, drogue et natation, pas tendre avec le milieu. Mais il a un plan. Il va quitter la France pour s’installer à Los Angeles, au calme, avec l’entraîneur Dave Salo, un préparateur physique et un cuisinier.

Un cameraman et un monteur dans les bagages

Tout ça paraît un peu fou… Mais l’Alsacien n’a pas peur des jugements. « Les gens pensent ce qu’ils veulent. En 2012, tout le monde voulait me défoncer avant les sélections parce que j’allais me rater et tout le monde s’est planté, explique-t-il. Je pars avec un cameraman et un monteur […]. On pourra suivre mon travail au quotidien. Avoir un enfant m’a changé, responsabilisé. J’ai pris vingt ans d’un coup. Depuis qu’il est là, je sais que je dois faire les choses bien. »

L’objectif pour lui est de passer sous la barre des 22 secondes. C’est ce qu’il lui faudra pour aller pour Tokyo. Se qualifier pour les Mondiaux 2019 serait la meilleure des préparations, mais il risque « d’être un peu juste », pense-t-il. Quoique… « Je suis quelqu’un d’athlétique depuis tout petit, je vais galérer pendant trois mois pendant la reprise, c’est sûr, mais après ça va aller vite », dit Leveaux. Au moins, la confiance en son projet est là.