Sport: C'est l'heure des bonnes résolutions, quatre conseils pour bien débuter la course à pied

SANTE A trois semaines de la course féminine La Strasbourgeoise visant à sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein en Alsace, un entraîneur d'athlétisme fournit ses conseils aux débutantes et débutants...

Bruno Poussard

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Depuis 2010, des milliers de femmes courent La Strasbourgeoise.
Depuis 2010, des milliers de femmes courent La Strasbourgeoise. — G. Varela / 20 Minutes
  • En ce mois de septembre de rentrée, beaucoup prennent de bonnes résolutions : notamment de se remettre au sport.
  • Si jamais vous faites partie de ceux qui ont décidé d’attaquer la course à pied, «20 Minutes» a demandé conseil à un coach.

A la sortie de l’été, la rentrée est propice aux bonnes résolutions. Et le sport en fait souvent partie. Organisée dans moins de trois semaines, le 7 octobre à 9h30, la course La Strasbourgeoise et son parcours de 5 km au cœur de la ville tombent à pic pour s’y mettre. Afin de sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein, elle rassemble ainsi des milliers de femmes depuis neuf ans. Alors, envie de vous  mettre à courir cette année ? Au cas où, 20 Minutes a justement demandé de précieux conseils à un spécialiste.

1. Commencer tout doux

Courir est accessible à tous, à condition d’y aller par étapes. Pour éviter de se dégoûter ou se blesser, Mathieu Pettinotti, responsable des «Ladies Run» pour l’association des courses de Strasbourg depuis deux ans, recommande d’alterner marche et trot au début : « Par exemple, courir deux minutes, marcher quatre minutes pour récupérer, et ainsi de suite en enchaînant. Puis, progressivement diminuer, au fil des sorties, le temps de marche. » En allant ensuite chaque fois un peu plus loin avant de faire demi-tour.

2. Etre régulier

Pour celui qui est aussi entraîneur d’athlétisme au club de Lingolsheim, l’autre règle d’or, c’est la régularité pour conserver une pratique de la course dans la durée. « C’est un sport relativement injuste, si on arrête, on aura l’impression de perdre rapidement les bienfaits des entraînements précédents. Il faut au moins sortir une fois par semaine. Si on veut progresser, c’est compliqué en dessous de deux. » Mais en y allant petit à petit.

Sur le parcours de la Strasbourgeoise en 2016. Archive
Sur le parcours de la Strasbourgeoise en 2016. Archive - G. Varela / 20 Minutes

3. Varier les terrains

Afin de s’éviter notamment des périostites ou des douleurs de hanche malvenues, Mathieu Pettinotti préconise de varier les surfaces de course, pas limitées au (parfois douloureux) bitume. « Pour changer, on peut courir sur des pistes en terre ou en gravier, ou encore sur un terrain un peu dénivelé », ajoute-t-il. Changer de chemin permet d’ailleurs d’éviter la routine, même si courir en groupe est souvent encore plus motivant. « Le soutien d’un groupe ou d’un encadrement donne un supplément d’âme et pousse à sortir de sa zone de confort, embraye Mathieu Pettinotti. En étant à deux ou trois, on peut donner envie à celui qui ne voulait pas forcément venir un jour, par exemple. »

4. Penser à la technique

Au lieu de tout miser sur une paire de baskets très chère avec beaucoup d’amortis, Mathieu Pettinotti apprend aux débutants à bien courir et comprendre leur foulée lors d’exercices plutôt que de longs footings : poser l’avant du pied à la place du talon, synchroniser jambes et bras, garder le buste droit ou travailler son gainage. « Il ne faut pas forcément céder à la facilité technologique mais plutôt penser, avec pédagogie, à sa technique », conclut le spécialiste qui entraîne des groupes de filles depuis deux ans à Strasbourg. Parce que courir demande aussi (un peu) de réfléchir.