US Open: Après Wimbledon, Djokovic plane sur New York

TENNIS Le Serbe ajoute un quatorzième titre en Grand Chelem à sa collection...

M.C. avec AFP

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Novak Djokovic après sa victoire face à Del Potro en finale de l'US Open, le 10 septembre 2018.
Novak Djokovic après sa victoire face à Del Potro en finale de l'US Open, le 10 septembre 2018. — Andres Kudacki/AP/SIPA

Son compteur de titres en Grand Chelem, resté bloqué pendant deux ans, s’emballe à nouveau. Moins de deux mois après avoir dominé Wimbledon, Novak Djokovic s’est offert dimanche une victoire en finale de l’US Open aux dépens du N.3 mondial Juan Martin Del Potro. Il a désormais dans sa collection quatorze titres en Grand Chelem, aussi bien que l’Américain Pete Sampras, et à six longueurs des vingt couronnes record de Roger Federer.

Le Serbe de 31 ans s’est imposé en trois sets (6-3, 7-6 (7/4), 6-3) en 3h18, après avoir mieux négocié que Del Potro le finish d’une deuxième manche interminable de 95 minutes - plus longue qu’un match de foot !

Le revirement est saisissant. Début juin, « Djoko » avait quitté Roland-Garros au trente-sixième dessous, mis K.O. par sa défaite en quarts face à la surprise italienne Marco Cecchinato. Son retour sur le circuit, après six mois de coupure fin 2017, suivis d’une opération du coude en début d’année, est poussif. Pour la première fois depuis douze ans (octobre 2006), il a même été éjecté du top 20.

Del Potro parti d’encore plus loin

C’est déjà de l’histoire ancienne. Lundi, le protégé de Marian Vajda se réinstallera sur le podium mondial, au troisième rang. Il en délogera précisément sa victime du jour, qui n’a pas réussi à couronner de succès une renaissance qui part d’encore plus loin.

A Flushing Meadows, Del Potro vivait, à 29 ans, la deuxième finale en Grand Chelem de sa carrière, neuf ans après y avoir renversé Federer, à vingt ans à peine. Entre-temps, ses poignets l’ont longtemps martyrisé : le droit d’abord, en 2010, le gauche surtout, opéré trois fois en quinze mois entre 2014 et 2015.

Opérations non concluantes, douleur persistante, dépression rampante : le « gentil géant » passe au bord de dire adieu au tennis. Quand il finit par reprendre la compétition début 2016, il est relégué au-delà de la 1.000e place mondiale. Fort d’une saison au cours de laquelle il a atteint son meilleur classement et s’est offert son premier trophée en Masters 1000 à Indian Wells, « Delpo » rêvait d’une autre fin dans le théâtre de son unique sacre en Grand Chelem. Mais la perte du deuxième set - long de 95 minutes - a coûté cher au grand Argentin (1,98).