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Senderos, le doute

Senderos, le doute

NATILe défenseur d'Arsenal...
Paul Ackermann

Paul Ackermann

Son rêve a toujours été de jouer au Real Madrid, il ne s'en est jamais caché. D'origine espagnole, son père l'a élevé dans cette optique. Mais le jeune défenseur suisse en est encore loin. Après avoir fait ses gammes au Genève Servette, Arsène Wenger l'a recruté à 18 ans pour consolider la défense d'Arsenal (pour la modique somme de 633000 euros).


Aujourd'hui âgé de 23 ans, Philippe Senderos lutte toujours pour une place de titulaire dans ce mythique club londonien. En sélection, moins de concurrence, il est devenu le mur porteur de la défense suisse. Toujours là pour prendre les choses en main, donner de sa personne et, parfois, marquer de la tête ( le but spectaculaire qui a qualifié la Suisse pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde et lui avait coûté une arcade sourcilière est encore dans toutes les mémoires suisses). Premier à monter au front pour défendre le bilan mitigé de la sélection suisse (et celui de sa saison à Arsenal), il considère que ces mauvaises performances n'enlèvent rien aux chances de la sélection à l'Euro. La génération Senderos, si prometteuse en espoir serait toujours capable d'atteindre ses objectifs.

Le soutien d'Arsène Wenger


Homme fort de la Nati, Philippe Senderos est pourtant sous le feu des critiques, surtout celles de la presse anglaise, rarement tendre avec les étrangers. The Sun a même raconté que Philippe Senderos avait fondu en larmes dans les vestiaires après l'élimination en ligue des champions face à Liverpool. Il aurait même disparu pendant plusieurs jours suite à cette rencontre. Pourtant le Genevois a repris l'entraînement et a fini la saison en tant que titulaire aux côtés de son concitoyen Johan Djourou, tout juste revenu de blessure. La défense suisse a gardé le soutien d'Arsène Wenger et l'entourage de Philippe Senderos a démenti les allégations du «Sun». Toujours est-il qu'une telle fragilité de la part du meilleur joueur suisse n'augure rien de bon pour les Helvètes. Car quand même le principal mur porteur est fissuré, c'est toute la maison qui tremble.

Sénario cauchemar
Philippe Senderos sombre vraiment dans la dépression comme l'a dit la presse anglaise et la défense suisse devient une passoire. Dans le même temps, Alexander Frei perd sa patte de buteur et la Nati retombe dans son travers de toujours: ne pas savoir conclure.

Sénario rêvé
L'enthousiasme national et la solidarité entre anciens juniors renaissent. Galvanisée par l'événement, la Nati sort les matchs magiques qu'elle a déjà su sortir et commence par devancer le Portugal dans son groupe avant d'éliminer toutes les grandes équipes jusqu'en finale.