Coupe du monde 2018: «Le VAR n'a pas apporté plus de justice, prenez les deux premiers buts français en finale», Platini ne lâche rien

FOOTBALL L'ancien président de l'UEFA est sorti de son silence dans «L'Equipe»...

J.L.

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Michel Platini lors des obsèques d'Henri Michel, en avril dernier.
Michel Platini lors des obsèques d'Henri Michel, en avril dernier. — BORIS HORVAT / AFP

C’est une longue interview comme Michel Platini n’en avait plus donnée depuis longtemps. Dans L’Equipe, l’ancien numéro 10 de l’équipe de France nous parle de foot plutôt que de ses ennuis avec la Fifa, et c’est passionnant à lire. Sceptique sur le transfert de Ronaldo à Turin, prudent sur le phénomène Mbappé, Platini réserve sa meilleure salve à l’arbitrage vidéo mis en place lors de la dernière Coupe du monde.

Tout en reconnaissant l’immense mérite de Deschamps et des Bleus, l’ex-président de l’UEFA estime que le VAR a faussé la finale. « Le VAR, c’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice. Prenez la finale de la Coupe du monde : il y avait le VAR, et pourtant, sur le premier but français, pour moi, il n’y a pas faute croate, ensuite, sur le deuxième but français, c’est la régie qui appelle l’arbitre, lequel devient une sorte de marionnette. Et, là, il y a main ou pas main du Croate ? A vitesse réelle, et même au ralenti normal, sûrement pas, mais avec la loupe du super-ralenti, qui décortique sur quinze secondes une action qui a duré un millième alors là, oui, l’arbitre voit enfin quelque chose et siffle penalty. Toute la Croatie hurle à la main involontaire et toute la France hurle à la main volontaire : où est le progrès, où est la justice ? »

Opposant de longue date à l’usage de la vidéo, Platini confie aussi qu’il n’a pas totalement renoncé à devenir un opposant à Gianni Infantino une fois sa suspension purgée : « Pour l’instant, je me vois plutôt comme une caution du jeu. Mais je ne m’interdis rien. »