La flamme sur le toit du monde
FLAMME – La torche olympique a été hissée au sommet de l’Everest par les Chinois. Un geste symbolique fort…Avec agence
Par -30 degrés celsius et un vent impressionnant, une douzaine d’alpinistes chinois ont hissé dans la nuit de mercredi à jeudi la flamme olympique sur le plus haut sommet du monde, l’Everest. Malgré les conditions de haute montagne, les caméras de la télévision du régime de Pékin étaient présentes pour retransmettre l’événement dans le monde entier. Immédiatement, ces images ont été diffusées par CNN et toutes les grands networks du monde. Dans leurs combinaisons ornées du logo «Pékin 2008», les porteurs de la flamme ont célébré l'ascension en lançant des «Pékin vous accueille!» ou «Nous sommes sur le toit du monde!», comme on peut le voir sur ces images de la CCTV, la télévision centrale chinoise:
Il y avait moins de chance que la flamme soit chahutée en haut de l’Everest comme elle l’avait été à Paris ou Londres. Mais, depuis quelques semaines, la Chine avait préféré prendre ses précautions. Pour éviter toute manifestation de militants pro-tibétains Pékin avait déployé des forces de l'ordre dans la zone et interdit toute autre expédition, comme au Népal voisin, où le versant sud de l’Everest a été fermé.
Ascension politique?
L’opération de communication est plus que réussie. Mais le symbole politique est également fort. Quelques semaines après les événements de mars au Tibet, les Chinois ont hissé la flamme par le versant tibétain. La dernière porteuse de la torche, Cering Wangmo, est également tibétaine. «La Chine marque clairement ses revendications de souveraineté sur le Tibet, qui sont sans fondement. C'est une politisation évidente des jeux Olympiques par le pays hôte», a dénoncé Matt Whitticase, porte-parole de l'organisation «Campagne pour un Tibet libre», basée à Londres.
Cette ascension survient quelques jours à peine après une rencontre dans le sud de la Chine entre des émissaires du dalaï-lama et les autorités chinoises, la première --connue et rendue publique-- entre les deux parties en près d'un an et après des semaines de pressions internationales sur Pékin. Au cours de cette entrevue, les émissaires du dalaï-lama ont demandé au régime chinois de libérer les prisonniers tibétains enfermés au mois de mars.



















