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«L'image? Mon père qui pleurait...», avoue, ému, le Vendéen Dequaire

VIDEO. Les Herbiers-Chambly: «L'image? Mon père qui pleurait...», avoue, ému, le Vendéen Dequaire

FOOTBALLLes Vendéens ont battu (2-0) Chambly, ce mardi soir, à la Beaujoire... Les voilà en finale de la Coupe de France...
David Phelippeau

David Phelippeau

L'essentiel

  • Les Herbiers (National) ont battu (2-0) Chambly (National), en demi-finale de la Coupe de France, mardi soir, à la Beaujoire.
  • Les Vendéens joueront soit Caen, soit Paris le mardi 8 mai au Stade de France.

Les joueurs répètent à l’envi que les mots manquent dans ces moments d’extase, dans ces soirées inoubliables, dans ces parenthèses de vie inattendues. Dans l’euphorie d’une qualification logique contre Chambly, les Herbretais ont su souvent trouver les mots.

« On rêve de ces moments-là alors quand on les vit… C’est indescriptible ! », Diaranke Fofana, armoire à glace de la défense vendéenne. « On l’a fait, on sera au Stade de France, le 8 mai, embraie Sébastien Flochon, proche de Samuel Umtiti. C’est sans doute le plus beau jour de notre vie sportive… » En pensant à l’enceinte de Saint-Denis, le capitaine a des étoiles dans les yeux. « Pour tout joueur, c’est le sommet, c’est le stade de l’équipe de France, c’est celui de France 98 ! »

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« On a tous eu des moments de chômage, des blessures… »

Imaginez un peu pour ces joueurs qui pour la plupart ont raté le train du professionnalisme, ce que peut représenter ce futur rendez-vous dans la Capitale. Guillaume Dequaire, malgré une lutte acharnée de plus de 90 minutes, analyse, lucide : « C’est un rêve de gamin car on a tous eu des moments plus ou moins de chômage, des périodes compliquées, des blessures. Je ne réalise pas… Ce n’est pas palpable encore. » Et puis, vient la question préférée des journalistes : une image de cette soirée ? « Mon père qui pleurait à la fin, c’était magique, reconnaît, avec des trémolos dans la voix, le même Dequaire. Peut-être que moi aussi je vais pleurer plus tard… »

Non, non, ce n’est plus un rêve…

Ce petit moment de solennité tranche avec les gémissements des fans vendéens qu’on perçoit au loin. Dequaire encore : « On représente une ville de 15.000 habitants à fond derrière le foot et une terre vendéenne qui est derrière nous, et c’est magique. » Une terre sevrée de football de haut niveau depuis toujours… Echarpe au cou, Michel Landreau, le président, semble ne pas trop savoir où il va dans les couloirs de la Beaujoire. Il sait en revanche où il sera le 8 mai. « On ne pouvait pas rêver de ça, mais ce n’est plus un rêve, ça y est, on y va au Stade de France ! »

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Caen ou le PSG (l’autre demi-finale a lieu ce mercredi soir), président ? « Peu importe, même si on sait qu’on ne battra pas Paris, mais ce n’est pas grave ! » L’essentiel est ailleurs. Dequaire : « On sait qu’on ne gagnera pas la Coupe de France. Le reste, ça sera pour les yeux, pour la famille, pour les souvenirs. » Et pour tous ces Vendéens qui vont envahir la Capitale le mardi 8 mai.