VIDEO. Russie-France: Les Bleus assurent le résultat mais ne se rassurent qu'à moitié (voire moins)

FOOTBALL L’équipe de France a battu la Russie 3-1 sans vraiment briller..

William Pereira
— 
Paul Pogba est à l'origine du premier but des Bleus.
Paul Pogba est à l'origine du premier but des Bleus. — Dmitri Lovetsky/AP/SIPA

À Saint-Pétersbourg, ce mardi, les Bleus n’avaient qu’une mission : se rassurer. Si on se fie aux chiffres, le contrat a été respecté puisque la France a battu la Russie 3-1. Dans le fond, c’est une autre histoire.

Les ouailles de Didier Deschamps ont alterné entre le pas mal, le nul, le bien et le catastrophique, au point de frôler le mauvais remake de la remontada colombienne en seconde période. Heureusement, ce coup-ci, l’ennemi était la nation la moins bien classée du Mondial à venir.

Mbappé gagne le match comme un grand

Il n’a pas toujours fait les bons choix, comme ces trois fois où il a choisi de se remettre sur son pied droit plutôt que de canarder du gauche. Mais pour son second but « ronaldesque » en fin de match (83e), à un moment où l’équipe prend l’eau, on lui pardonne tout.

L’ouverture du score à la 40e, c’était déjà lui​. Le patron est un gamin de 19 ans.

Paul Pogba à l’image de l’équipe

Une passe décisive et un coup-franc magistral (49e). Vu la forme du moment du garçon, on ne va pas chipoter. Mais on en attend toujours plus de Pogba.

Tantôt nonchalant, tantôt combatif comme quand il gueule à ses coéquipiers « on prend pas de but » alors que le score est à 2-1 et que toute la France serre les dents, le milieu de Manchester United était, à l’image de l’équipe, branché sur courant alternatif.

On n’a pas vu Ben Yedder (ni Dembélé)

Le premier était déçu, c’était visible, sur le banc de touche. Il a sans doute attendu toute la soirée que son sélectionneur lui demande d’ôter sa chasuble et de suivre les consignes tactiques de l’adjoint pour ensuite aider les copains à battre les Russes. Ce moment n’est jamais venu. Mardi, on n’a pas vu Wissam Ben Yedder, à notre plus grand regret. Pas plus qu’Ousmane Dembélé, d’ailleurs. Sauf que le second était sur le terrain.

La défense, ça commence à devenir inquiétant

Mieux qu’« où est Charlie », la FFF est heureuse de vous présenter le nouveau jeu à succès « où était Samuel Umtiti sur la réduction du score des Russes » ? Bonne question. Smolov l’en remercie, son absence au marquage l’a permis de tromper Lloris en toute sérénité (68e).

Et que dire du quart d’heure suivant, genre d’apocalypse défensive où les locaux profitaient des offrandes criminelles d’Adrien Rabiot et de la lenteur intersidérale de la charnière centrale ? Oui, heureusement que ce n’était que la Russie.