VIDEO. Passion, pavés, monts... Bienvenue en Flandre, l'autre pays du vélo

CYCLISME Chaque année au printemps, la Belgique et plus particulièrement la Flandre organise des courses mythiques…

Francois Launay

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Le Tour des Flandres attire près de 800.000 personnes chaque année sur les routes
Le Tour des Flandres attire près de 800.000 personnes chaque année sur les routes — DIRK WAEM / Belga / AFP
  • Le Tour des Flandres se déroule ce dimanche 1er avril en Belgique.
  • Avec Paris-Roubaix, il s’agit de l’une des deux courses d’un jour les plus mythiques du calendrier mondial.
  • Le public flamand, passionné de vélo, devrait une fois de plus débarquer en nombre dans les célèbres monts pavés.

Il suffit de pas grand-chose, juste de pousser quelques kilomètres jusqu’à la frontière belge pour passer dans un autre monde. Chaque année au printemps, une véritable folie s’empare de la Flandre. À moins d’une demi-heure de Lille, cette partie néerlandophone de la Belgique s’enflamme pour le vélo.

Il faut dire que nos voisins sont gâtés. Entre le Het, le GP E3, Gand-Wevelgem, À travers la Flandre et surtout le célèbre et incontournable Tour des Flandres, qui se court ce dimanche, les courses célèbres s’enchaînent toutes les semaines ou presque pendant plusieurs mois dans un périmètre d’une petite centaine de kilomètres. Bref, un paradis pour les fans de vélo.

« Ici on n’a pas de ski de fond ou encore moins de biathlon mais il y a des courses cyclistes »

« C’est le sport numéro 1 en Flandre. Ici on n’a pas de ski de fond ou encore moins de biathlon. Mais il y a des courses cyclistes 100 jours sur les 300 que dure la saison de vélo. Tous les jours, et particulièrement en ce moment où il y a 4-5 pages consacrées au vélo dans chaque journal », raconte Wim Van Herreweghe, organisateur du Tour des Flandres.

Bien plus qu’en France où le grand public vibre essentiellement trois semaines pendant le Tour de France et un dimanche durant Paris-Roubaix, en Belgique l’intérêt pour le vélo n’est pas qu’estival.

« On a un public qui connaît le vélo, qui sait dire ce qui se passe dans la course. Tout le monde veut avoir des nouvelles des coureurs et pas seulement des Belges. Par exemple, Nibali va disputer son premier Tour des Flandres dimanche et c’est un véritable un événement pour le public Il va se faire applaudir. Et les coureurs ressentent aussi cette passion », poursuit l’organisateur.

10 % de la population flandrienne sur les routes le jour du Tour des Flandres

Pour mesurer cet engouement, il suffit de regarder les chiffres. À chaque Tour des Flandres, près de 800.000 personnes se pressent autour des chemins pavés soit plus de 10 % de la population de la Flandre et 7 % de la Belgique qui va applaudir les coureurs ce jour-là. Quant à la télé, chaque année, environ un Flamand sur trois regarde l’arrivée de la course. « Ici, tout s’arrête lors du Tour des Flandres. C’est une fête nationale », résume Wim Van Herreweghe.

Et au-delà de cette passion, le cadre fait aussi beaucoup pour la renommée de ces courses. Avec leurs petits monts pavés, leurs paysages de campagne marqués aussi par l’histoire (champs de bataille de la première guerre mondiale), leurs scénarios indécis où la moindre chute peut tout remettre en cause, les flandriennes marquent les esprits par leur décor et leur spectacle.

De quoi faire parler de soi bien au-delà de la frontière franco-belge. Chaque année, la veille du Tour des Flandres, une course réservée aux amateurs, qui reprend quasiment le même parcours que celui des pros, attire 16 000 coureurs. Parmi eux, 10 000 viennent de l’étranger et 60 nationalités sont représentées.

Seul Paris-Roubaix rivalise avec le Tour des Flandres

Une renommée internationale avec laquelle seul notre Paris-Roubaix national peut rivaliser. « Ce sont les deux plus grandes courses d’un jour au monde. Elles sont beaucoup plus dures que les autres », conclut Wim Van Herreweghe.

Deux monuments qui se courent à une semaine d’intervalle. Dimanche ce sera le Tour des Flandres qui part d’Anvers et qui arrive à Audenarde. Le 8 avril, ce sera au tour de Paris-Roubaix de se terminer au Vélodrome. Entre les deux villes d’arrivée, Audenarde et Roubaix, seulement une quarantaine de kilomètres de distance. L’épicentre du spectacle et de la passion du vélo.