Robin des bois: Alexsandr Ceferin veut créer une « taxe de luxe »

FOOTBALL « Le rêve doit rester vivant » d’après le président de l’UEFA...

A.G. avec AFP

— 

Le président de l'UEFA, Alexsandr Ceferin.

Le président de l'UEFA, Alexsandr Ceferin. — Laurent Gillieron/AP/SIPA

Dans la presse suisse ce vendredi matin, le président de l’UEFA, Alexsander Ceferin, a annoncé la création d’une « taxe de luxe » pour maintenir l’équilibre entre les clubs.

« Nous préparons un document stratégique très important pour le futur. Parce que, et cela va peut-être vous surprendre, l’UEFA n’avait, par le passé aucune stratégie concrète », explique le Slovène, dans un entretien publié dans La Tribune de Genève et dans 24 Heures.

Selon lui, le problème le plus important du football moderne est « l’équilibre concurrentiel entre les équipes ».

« Il faut à tout prix maintenir la situation actuelle où chaque équipe peut entrer dans les compétitions. Le rêve doit rester vivant », explique Ceferin alors que l’UEFA a adopté une réforme de la Ligue des champions qui garantira à terme des places en C1 aux quatre premiers des quatre grands championnats, une réforme qui a suscité de nombreuses critiques de la part des championnats et clubs moins puissants.

Une taxe pour maintenir l’équilibre entre clubs

Pour maintenir cet équilibre entre clubs, les instances de l’UEFA imaginent une « taxe de luxe », dévoile son président. Son principe, "si un club dépense plus qu’il ne doit, il va payer une taxe sur la différence". Ce n’est pas un impôt pour le gouvernement, mais pour l’UEFA. » La conféderation européenne n’a cependant pas encore décidé comment redistribuer cet argent récolté.

Le patron du foot européen a ajouté que certaines mesures pourraient s’appliquer « peut-être dès la saison prochaine ».

Enfin, Alexsander Ceferin veut aussi limiter le nombre de contrats et de prêts de joueurs dans chaque club. « Les clubs les plus riches peuvent acheter tout le monde, ce qui affaiblit les autres équipes. Nous allons soit décider de limiter le nombre de prêts, soit les interdire. Et puis il y a l’aberration du nombre de joueurs sous contrat. Par exemple, un club italien en a 103 ! Là aussi nous pouvons fixer des limites ».