Le RC Lens, spectaculaire et décevant
C'est une équipe qu'on peut aimer et détester dans le même match. Après son nul contre Marseille (3-3), dimanche soir, Lens est un paradoxal 16e de Ligue 1. Flamboyant et étourdi. « On est capable de battre n'importe qui comme de commettre d'énormes ...Antoine Maes- ©2008 20 minutes
C'est une équipe qu'on peut aimer et détester dans le même match. Après son nul contre Marseille (3-3), dimanche soir, Lens est un paradoxal 16e de Ligue 1. Flamboyant et étourdi. « On est capable de battre n'importe qui comme de commettre d'énormes bévues », déplore Jean-Pierre Papin. D'innombrables sentiments contradictoires ont assailli les travées et les spectateurs de Bollaert qui, en matant six buts, ont admiré le match le plus prolifique de la saison.
Dans la même interview, le coach lensois est d'ailleurs capable de dire que son équipe a perdu deux points, mais qu'elle se contentera d'un seul. « Parce qu'à la mi-temps, on signe pour un nul », souligne « JPP ». Mais « quand on mène 3-2 à la 88e minute et qu'on perd un ballon... Le haut niveau ne permet pas ce genre de faute », enrage Gervais Martel, qui est descendu à la pause pour secouer ses troupes. « Il nous sentait endormi. On a eu une belle réaction, mais ces deux points de perdus vont peut-être nous coûter cher », commente Loïc Rémy.
Avec deux matchs à domicile en une semaine, contre Lille (1-2) puis l'OM (3-3), le Racing avait l'occasion de mettre un coup de fouet à son classement. « Un point en deux matchs à Bollaert, c'est clairement décevant », poursuit le président sang et or. Moralité ? « Ce sera stressant jusqu'au bout. J'ai connu ça avec Nantes. On s'était sauvé in extremis, mais on avait gagné la Coupe de France. J'espère que ça sera pareil cette année », sourit Eric Carrière.



















