111 jours de jeu, LAN house et parties avec Nenê... Entre Neymar et Counter Strike, c'est l'amour fou

FOOTBALL Vous ne le savez sans doute pas mais Neymar est un gamer aguerri...

William Pereira

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Love Story
Love Story — AFP (montage WP)
  • Neymar est un grand fan de jeux-video
  • Mais c'est sur son PC, et plus précisément sur Counter Strike: Global Offensive, que le Brésilien prend vraiment son pied
  • Il s'est lié d'amitié à une référence du jeu au Brésil et dans le monde, Fallen

Vous n'avez pas pu passer à côté si vous suivez un peu Neymar sur les réseaux: l'attaquant brésilien aime les jeux vidéos. Un peu, beaucoup, passionnément et surtout à la folie. Après avoir épluché la presse brésilienne, on apprend que le bougre aime passer du temps à jouer à des jeux comme GTA, PES, NBA2K ou encore Call of Duty. En mai dernier, on le voyait poser dans un avion avec ses ex-coéquipiers du Barça, avec qui il s'était lancé dans une vaste partie multijoueur de Mario Kart sur Nintendo Switch.

Mais dans ce royaume fait de testostérone et de bourrinage en règle, un jeu règne sans partage: Counter Strike Global Offensive (que l'on nommera CSGO). Pour les néophytes, CSGO est la dernière version du jeu de tir à la première personne (FPS) en multijoueur et en ligne disponible sur la plateforme de distribution Steam. Rassurez-vous, ce dégueulis d’informations barbares est utile pour comprendre la suite. Pour jouer à Global Offensive, et tout Neymar qu’il est, l’attaquant parisien doit avoir un compte Steam (d’où il peut interagir avec d’autres utilisateurs et effectuer des transactions, on y viendra plus tard). Autant dire qu’après avoir pris connaissance de l’appétence du garçon pour le FPS par équipes, la communauté geeko-footballistique a lancé une vaste chasse afin de dénicher le pseudo de la star parisienne.

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Neymar se trahira finalement le 27 décembre 2016 en laissant la page de son compte Steam ouverte alors qu’il posait devant son écran pour une photo aux côtés de la « e-star » Fallen (SK Gaming), aka Gabriel Toledo. La suite, on la connaît : Fallen poste sur Twitter, les forums s’en emparent et démasquent le joueur du PSG grâce à son avatar : EneJota (« NJ » en portugais et en phonétique) est grillé et reçoit depuis lors des messages quotidiens sur son compte Steam. Et ainsi s’envola l’anonymat virtuel de Neymar. Merci Fallen.

A sa décharge, on précisera que le gamer venait de rencontrer le footballeur et que c’était pour lui « un rêve de rencontrer une idole de ce calibre », comme il a pu le dire à Vice Brésil, à qui il a également raconté les circonstances de leur soudaine rencontre.

« André Akkari [joueur de poker professionnel] m’a invité [à aller chez Neymar]. Il était question de Counter Strike et de s’organiser pour jouer. C’était l’occasion de faire un saut là-bas. Malheureusement on a eu une panne de courant et Internet ne fonctionnait plus. »

« Là-bas », c’est la villa du crack à Mangaratiba, un coin de paradis situé à quelques encablures de Rio de Janeiro, où Neymar a décidé, après le coup de la panne, d’aménager un LAN house (réseau local) avec une dizaine d’ordinateurs de gaming (d’une valeur totale de 26.000 euros delon plusieurs médias brésiliens) pour s’adonner à des marathons sur CSGO pendant ses vacances (le portail UOL recensait une centaine d’heures de jeu sur la fin 2016).

Neymar et Nenê en mode Counter Strike
Neymar et Nenê en mode Counter Strike - Instagram

Si Nenê, Valdivia ou le surfeur Gabriel Medina ont pu jouir de ces nouvelles installations, ce n’est pas le cas de Fallen, occupé à enchaîner les « kills » en compétition avec le reste de la clique SK Gaming. Mais ça n’empêche pas ce petit monde de rester en contact avec Neymar via Whatsapp pour lancer une petite partie de temps à autre. Ou de lui lancer des défis, comme célébrer ses buts façon soldat de Counter Strike. Challenge relevé par le Brésilien contre le Paraguay.

« Tous les joueurs de SK Gaming sont proches de Neymar, il est probable qu’il les regarde quand ils sont en compet' », nous confie en outre Paul Arrivé spécialiste esport pour L’Equipe.

Neymar a passé au moins 111 jours de sa vie sur CSGO

Quitter le jeu. Retourner sur Steam. Formidable outil où l’on peut voir quand le meilleur joueur de Ligue 1 a joué pour la dernière fois à son jeu préféré et combien de temps il a déjà passé dessus. Résultat : Neymar pèse 2.668 heures de jeu, l’équivalent de 111 jours de sa vie passées à dégommer des ennemis virtuels en équipe. Chiffre à revoir à la hausse puisqu’on sait depuis peu qu’il lui arrive de jouer depuis le compte de ses potes comme ça a été le cas le 1er décembre sur celui du fameux André Akkari.

Jogando na conta do @aakkari 😂🤣 #CSGO

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Le Brésilien n’a rien à cacher, il assume d’ailleurs pleinement son statut de groupie de Global Offensive, à tel point qu’il communique de plus en plus autour de sa passion extra-sportive. Steam bloque sa session alors qu’il voulait jouer à six heures d’un Barça vs Las Palmas ? Il le poste sur les réseaux. Il se fait une petite partie à l’hôtel en pleine tournée américaine du Barça, alors qu’on l’annonce au PSG ? Pareil, ça file sur Instagram et Twitter.

Bref, on sait tout de son histoire d’amour avec CSGO. Et même son niveau, Gold Nova Master, que l’on qualifiera d’intermédiaire. Mais il reste une zone d’ombre. Comment l’a-t-il atteint, ce niveau ? Paul Arrivé :

« On sait que c’est un gros joueur de Counter Strike. Mais qu’en est-il des transactions de skins d’armes ? Est-ce qu’il met beaucoup de tunes là-dedans ? On sait qu’il y a des skins qui peuvent coûter un paquet. »

Hein ? Que ? Des ? Skins. S-K-I-N-S. Un skin consiste à changer l’apparence d’une arme ou ses fonctions, et ça peut coûter jusqu’à plusieurs milliers d’euros. Rien d’insurmontable pour le millionaire parisien. En janvier 2017, Neymar avait commis la maladresse (ou pas) de poster une story Insta dans laquelle il dévoilait un solde de 281 euros destiné à acquérir un joli joujou virtuel. Mais ça ne prouve rien, si ce n’est que le crack du Paris Saint-Germain s’investit vraiment beaucoup dans CSGO. On peut le comprendre. Après tout, pour une fois, c’est lui qui dégomme les autres et pas l’inverse.