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Invaincus (en Ligue 1) depuis neuf matchs, les Marseillais sont maladroits

OM-Guingamp: Invaincus (en Ligue 1) depuis neuf matchs, les Marseillais sont aussi très maladroits

FOOTBALLEt Mitro, ce n'est pas assez...
Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • L'OM remporte une courte victoire face à un bien timide Guingamp (1-0).
  • Les Marseillais collent au podium (un point de retard sur Lyon et Monaco, avant ASM-PSG) et enchaînent une neuvième match de Ligue 1 sans défaite.
  • La maladresse de leurs attaquants peut tout de même inquiéter.

Un canard sans tête. Désolé pour les âmes sensibles, mais c’est l’image qui décrit le mieux cette dernière action de Franck Zambo Anguissa, fonçant en touche sur une contre-attaque cadeau. Une scène absurde, digne de Vidéo Gag, mais qui résume bien cet OM-Guingamp, remporté 1-0 par les Olympiens. Certes, les attaquants de l’OM n’ont pas tous la conduite de balle improbable du Camerounais… Mais ils n'ont été guère plus adroits que lui devant le but.

Les Marseillais ont tiré 21 fois et n’ont cadré qu’un tiers de leurs tentatives (7, donc, pour ceux qui sont nuls en calcul mental). Florian Thauvin a marqué à la 31e, après un double dribble ravageur. Mais il est responsable de quelques-unes de ces frappes envolées dans les virages : « Je dois faire de meilleurs choix », a-t-il reconnu, évoquant cette frappe manquée à la 78e, qui lui a valu une petite engueulade avec Morgan Sanson, qui réclamait le ballon. Après coup, Thauvin le reconnaît, l’Ex-Montpelliérain était dans le vrai : « J’aurais dû lui faire la passe. »

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Mitro, ce n’est pas assez

Pendant que l’ailier faisait son mea-culpa en zone-mixte, Kostas Mitroglou est passé sans un mot, regard fermé, capuche baissée. Ça nous a rassurés, car on ne l’avait pas vu de la seconde mi-temps. Ah si, deux fois : l’une sur un hors-jeu évident, l’autre pour une contre-attaque horriblement mal menée, au ralenti, avec Maxime Lopez. Avant de disparaître à la pause, le Grec a aussi raté quelques occasions de but. Il est en pleine crise de confiance, ça se voit, mais ça ne panique pas ses coéquipiers.

« Il a encore eu des occasions, a relativisé le capitaine Dimitri Payet. On se trouve de plus en plus. Un attaquant qui se crée des occasions mais qui ne marque pas, ça ne m’inquiète pas. Ce qui me gênerait, c’est s’il n’avait pas d’occasions. » Mais si le Grec en a, des opportunités, c’est uniquement parce que les Marseillais usent et abusent des centres : les statisticiens de la Ligue en ont compté 40, tout de même. « Quand je lève la tête, évidemment que c’est pour trouver Mitroglou », reconnaît Jordan Amavi.

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« C’est vrai qu’on passait beaucoup par les côtés, et que parfois on manquait un peu de présence dans la surface. Il faudrait parfois varier, faire autre chose que centrer sur la tête de Kostas », reconnaît Rudi Garcia qui, évidemment, ne s’alarme pas. Et la maladresse de ses offensifs est rapidement évacuée : « On est la seule équipe qui a marqué lors de tous les matchs de Ligue 1… C’est que notre animation offensive n’est pas si mauvaise que ça ! » Garcia s’est fait un plaisir de le rappeler : l’OM, qui colle au podium, est invaincu depuis neuf matchs, en championnat. C’est magique, les statistiques… Mais ça ne dit pas tout.

«On a le droit d'être fatigués»

L’OM est un club de football mais on parle beaucoup de marathon, en ce moment. Entre la trêve internationale et celle des confiseurs, les Marseillais doivent enchaîner dix matchs en trente jours. La série est lancée : deux nuls, une victoire. Certes, ce n’était vraiment pas glorieux face à Konyaspor (1-1, avec une égalisation chanceuse). Mais ce déplacement à plus de 2 000 kilomètres de la Canebière permet au moins de justifier les faiblesses affichées face à un bien timide Guingamp.

L’En Avant, pour le coup en arrière toute, était une proie facile, repliée sur ses bases arrières, paralysée à la relance, face à un pressing étouffant des Marseillais. « On aurait dû gagner plus largement, pour le goal-average et pour se mettre à l’abri », reconnaît Morgan Sanson. « On a le droit d’être fatigués, ose Rudi Garcia. On a fait quatre heures d’avion jeudi, alors que les Guingampais regardaient la coupe d’Europe sur leur canapé ! » Comme souvent, quand l’OM gagne petit, le coach olympien s’est un peu agacé face à nos questions : « Vous étiez avec nous à Konya, non ? Moi, je suis très content de la soirée, si vous ne l’êtes pas, ce n’est pas très grave ! »