Equipe de France: Steven N'Zonzi est du genre discret mais il n'est pas venu là pour porter les cafés

FOOTBALL Le milieu de terrain du FC Séville, appelé pour la première fois chez les Bleus, est venu en conférence de presse à Clairefontaine mardi...

N.C., à Clairefontaine
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Steven N'Zonzi en conférence de presse à Clairefontaine, le 7 novembre 2017.
Steven N'Zonzi en conférence de presse à Clairefontaine, le 7 novembre 2017. — FRANCK FIFE / AFP

Il a l’air de rien, là comme ça, avec sa voix grave et posée qui distille les réponses les plus courtes possible. Steven N’Zonzi, appelé pour la première fois en équipe de France cette semaine, n’est pas à première vue ce qu’on appelle un bon client. Mais à écouter attentivement, ce n’est pas si simple que ça. Si on ne sent pas chez lui l’âme d’un ambianceur de soirée - « je suis calme, discret, je ne fais pas les choses pour être reconnu », a-t-il répété -, le milieu de terrain du FC Séville n’est pas venu juste pour pousser la chansonnette debout sur une table (du Maître Gims, « mais c’est bon c’est fait on n’en parle plus »). Il croit en ses chances, et il a fait passer quelques messages en conférence de presse, mardi.

Il y en a un, particulièrement, qui vaut le détour. Interrogé sur son poste préféré, N’Zonzi a été clair : « J’ai pris beaucoup de plaisir l’an dernier en jouant en sentinelle devant la défense, dans un milieu à trois. C’est un poste que j’affectionne ». Assez drôle, quand on se souvient des dernières sorties d’Adrien Rabiot sur la question. Le Parisien répète souvent qu’il aime moins ce rôle, qu’il se sent plus à l’aise en relayeur. Sans compter sa déclaration maladroite sur sa « peur de se blesser » pour expliquer sa mauvaise entrée en jeu en Bulgarie.

A contrario, N’Zonzi adore, et en plus il est chaud pour monter au front dès qu’on lui demandera. Attention Adrien, ta place pour la Coupe du monde n’est pas encore dans la poche… D’ailleurs, le Sévillan, malgré son retard par rapport à la concurrence, ne part pas forcément battu. « On est tous des compétiteurs. Quand on intègre un groupe, il y a des objectifs collectifs mais aussi individuels. On aimerait tous faire partie de cette équipe à la Coupe du monde », dit-il. Si l’on a bien écouté ce qu’a dit Didier Deschamps lundi, l’ancien de Blackburn et de Stoke aura l’occasion de montrer ce qu’il sait faire lors des deux amicaux à venir face au Pays de Galles et à l’Allemagne.