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« L'important, c'est de préparer des jeunes »

« L'important, c'est de préparer des jeunes »

Carole Montillet
Recueilli par Jérôme Capton-  ©2008 20 minutes

Recueilli par Jérôme Capton- ©2008 20 minutes

Carole Montillet

Championne olympique de descente en 2002.

A travers l'Audi Ski Challenge, la fédération française se lance dans une détection de jeunes skieurs (12-15 ans). C'est une chose qui manquait ?

Il n'y a jamais eu suffisamment de confrontations pour les jeunes. On était dans un système avec des courses de temps en temps. Quand j'étais petite, chacun skiait dans son coin et on ne s'affrontait pas. Là, j'ai été étonnée par le niveau vraiment très élevé, mais également par l'engouement que cette opération a suscité. Comme c'est organisé durant les vacances, on touche également des jeunes qui ne sont pas licenciés et pas non plus originaires des Alpes. Il faut se souvenir, par exemple, qu'Alberto Tomba venait de la ville.

La saison est très difficile pour les Françaises, comment l'expliquez-vous ?

L'émergence des jeunes a plus de mal chez les filles. Chez les garçons, il y a des skieurs de 20-22 ans de grand talent et qui font des éclats en Coupe du monde. Il n'y a pas vraiment d'explication toute faite, mais nous avons probablement un moins gros réservoir à la base. Il y a des filles de qualité quand même, on le voit en Coupe d'Europe. Globalement, il y a eu un creux après le départ des vieux (rires), comme Jean-Pierre Vidal, Sébastien Amiez ou moi. Mais ça va redémarrer. Il y a des années où on passe à travers, l'important est que l'on continue à préparer des jeunes.

Avec les Mondiaux de Val-d'Isère en 2009, puis un an plus tard les JO de Vancouver, vous pensez que ça peut booster le ski tricolore ?

Oui, vraiment. Ce sont deux années importantes durant lesquelles cette jeune génération peut s'affirmer au plus haut niveau.