OM-PSG: «Comme si, au restaurant, on jetait des fourchettes!», Neymar n'a pas apprécié l'accueil marseillais

FOOTBALL Buteur puis expulsé, cible des supporters marseillais, Neymar a vécu un premier Classico mitigé... 

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Neymar voit rouge, sous les yeux du Matador.
Neymar voit rouge, sous les yeux du Matador. — B. Horvat / AFP
  • C'est Cavani qui a marqué le but décisif, mais comme d'habitude au PSG, on ne parle que de Neymar.
  • Buteur en première mi-temps, expulsé en seconde, le Brésilien a souffert au Vélodrome.

« En Liga, Neymar nous humiliait. C’est à nous, défenseurs de Ligue 1, de sévir » : Adil Rami avait prévenu. Effectivement, il n’y a pas eu d’humiliation, loin de là, lors du premier Classico du Brésilien. Victime de pas mal de coups, de quatre fautes (le plus haut total sur un joueur, lors de cet OM-PSG) et cible des projectiles de supporters marseillais, Neymar n’a pas été épargné, ce dimanche, au Vélodrome. Buteur en première mi-temps, il a été expulsé en fin de rencontre : c’est du vestiaire qu’il a vu l’égalisation surprenante d’Edison Cavani (2-2), sur un coup franc qu’il aurait probablement tiré, s’il avait été sur le terrain.

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« Ils ont jeté de tout »

« Ils ont jeté de tout ! Des baguettes, des bouteilles de jus d’orange, du Coca, s’est-il plaint, en portugais, auprès de nos confrères des télévisions brésiliennes. C’est comme si au restaurant, on lançait des fourchettes et des couteaux sur les cuisiniers. Ce n’est pas normal. »

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Si le but des supporters marseillais était de le faire dégoupiller, ça a fonctionné, même s’il s’en défend :

Je crois que mon expulsion était injuste. Pendant tout le match, j’ai reçu pas mal de coups, j’ai des marques sur tout le corps. C’est une action où j’ai tenté de continuer même après avoir subi la faute. J’ai pris un coup et j’ai été révolté de le prendre par-derrière. C’est pour ça que je me suis retourné pour demander des comptes : « quoi t’es fou, en plus par-derrière, une action arrêtée ! » Et le joueur (Ocampos) a exagéré.

Cette sortie sur carton rouge a été saluée avec rage par le Vélodrome, avec une bronca qui semblait bien dire « on a eu le scalp du meilleur joueur de Ligue 1. » Ce n’est pas tout à fait lui qu’on avait vu, jusque-là, sur le terrain. Certes, le Brésilien a marqué sur sa première occasion : une frappe un peu écrasée mais bien placée, qui a tapé le poteau de Steve Mandanda. Il a souvent mis de la vitesse dans les offensives parisiennes, mais il était le symbole absolu de cette équipe coupée en deux : Mbappé/Cavani/Neymar devant, les autres derrière. Cela ressemble à un problème de riche, mais le PSG va devoir le régler, et vite…