OL-Monaco: Avec une première mi-temps de l'espace, un Mariano Diaz généreux et un Nabil Fekir au sommet, Lyon décolle enfin

FOOTBALL Les Lyonnais ont su s'arracher pour remporter dans les arrêts de jeu (3-2) un sommet de Ligue 1 qui pourrait faire figure de tournant cette saison...

A Lyon, Jérémy Laugier

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Mariano Diaz a inscrit son 7e but de la saison ce vendredi contre l'ASM.
Mariano Diaz a inscrit son 7e but de la saison ce vendredi contre l'ASM. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
  • En l’emportant sur le fil contre Monaco ce vendredi (3-2), l'OL se relance en Ligue 1 en revenant à trois longueurs de l’ASM (2e)…
  • Dans un match assez dingue, les buteurs lyonnais Mariano Diaz et surtout Nabil Fekir sont vraiment sortis du lot.

Avouons-le d’emblée, la fragilité défensive chronique a quand même du bon. Sans celle des Lyonnais et des Monégasques, ce choc de la 9e journée de Ligue 1 ne serait sans doute pas partie à ce point dans tous les sens ce vendredi. Avec 37 tirs au total, cinq buts et des occasions à la pelle, il y avait de quoi se régaler, surtout en raison des absences de quatre titulaires au poste (Marcelo, Morel, Sidibé et Jorge). Au final, l’OL se remet enfin dans le droit chemin avec ce succès (3-2), recollant à trois points du club de la Principauté.

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…uelle première mi-temps de dingue. La folie totale des 45 premières minutes a un peu rappelé le mémorable sommet pour la deuxième place en Ligue 1 en mai 2016 (6-1). La réussite de l’ère Bruno Genesio à Lyon était alors à son apogée après quatre mois. Si l’euphorie n’était évidemment pas la même au Parc OL, les deux poteaux d’emblée de Lucas Tousart (6e) et de Mariano Diaz (9e) ont prouvé que cette soirée serait à part dans un début de saison assez morose (seulement 43.295 spectateurs ce vendredi après 3 victoires en 10 matchs officiels).

Les déboulés de Ferland Mendy, la justesse technique de Tanguy Ndombele et de Nabil Fekir, encore auteur d’une passe décisive (11e) et d’un but (23e) peuvent être « les lumières » à même d’éclairer le jeu réclamées par les supporters. En face, et même sans certains de ses tauliers (Falcao, Fabinho, Jovetic), le dauphin du PSG avait fière allure, à l’image de la superbe ouverture de Keita Baldé sur l’égalisation de Rony Lopes (1-1, 17e). Et que dire de la frappe surpuissante d’Adama Traoré, pour sa première apparition de la saison (2-2, 34e)... 

Mariano Diaz s’est quand même dépouillé. Bon, on ne va pas passer l’intégralité de la saison à émettre des bémols (justifiés) sur les qualités techniques de l’ancien espoir du Real Madrid. En faisant preuve d’un pressing et d’un don de soi absolument total pendant 95 minutes, Mariano Diaz a prouvé ce vendredi qu’il méritait totalement sa place à la pointe de l’attaque de l’OL. Après tout, combien d’attaquants seraient allés se jeter avec une telle vitesse et une telle rage dans les pieds de Danijel Subasic pour espérer inscrire un but gag (poteau à la 9e) ?

Récompensé via un tacle bien senti au deuxième poteau deux minutes plus tard (1-0, 11e), il en est mine de rien à déjà 7 réalisations pour sa première véritable saison dans l’élite. Surexcité et en mode Ballack autour de Benoît Bastien après avoir vu l’une de ses frappes repoussée par le coude de Glik (28e), il s’est procuré deux autres énormes occasions, dont un coup franc sur le poteau de Subasic (72e), avant d’offrir un but injustement annulé à Nabil Fekir (90e).

Nabil Fekir, ce héros. Difficile d’offrir meilleure réponse à Didier Deschamps au sortir d’une trêve internationale. Le capitaine lyonnais a encore été dans tous les bons coups, malgré une grande nervosité après un contact avec Glik (45e). Auteur de drôles de friandises au cœur du jeu, Nabil Fekir s’est montré plus que « clutch » dans les arrêts de jeu de la rencontre. Son ultime coup franc a terrassé Subasic et l’ASM (3-2, 90e+5), portant son bilan en Ligue 1 à 7 buts et 3 passes décisives. Pas mal pour un presque international, non ?

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